‹ Œuvres (volume 3)Chapitre 4 sur 77 · AVEU · texte numérisé non relu

AVEU

Qu'as-lu, mon pauvre cœur'? Qui donc l'oppresse ainsi ?

Quelle vie étrange el nouvelle î Pourquoi lanl de langueur, de trouble et de souci? Quoi î l'avoir vue à peine. . . et te rendre à merci ? Ksclave d'un amour avant qu'il se révèle?

Hélas î oui, j'en con\iens : j'ai vainement lutté.

Je l'aime, amis, tout me le prouve.

Vous me dites : « Sois fort et fuis, » mais sa beauté A sur moi tant de force et tant d'autorité, Qu'à ses pieds adorés toujours je me retrouve.

— so —

La belle el folle enfant enchaîne donc mes ^ œux Par un fil d'or que rien ne brise.

Amis, fêlez sans moi la muse et les vins vieux ; Son amour désormais peut seul me rendre heureux

Je ne m'appariions plus ; je vis tout à sa gui>e.

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