‹ Œuvres (volume 3)Chapitre 41 sur 77 · RETOUR · texte numérisé non relu

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Mes pensers vers elle ont repris Tessor. L'éternel griffon de nouveau m'emporte.

Oui, la poésie est un temple d'or Dont son abandon m'a fermé la porte, Mais sur le trépied Tencens fume encor.

1) ma lyre en deuil aux piliers pendue, Jadis une femme a brisé ta voix ; Par son souvenir la voix t'est rendue.

Chante donc Tamour, ma lyre éperdue.

Ce dieu d'aujourd'hui, ce dieu d'autrefois

0 ma Marguerite ! elle est toujours belle. Ses yeux sont si noirs et si lumineux.

Je les aime tant que leur étincelle Embrase mon sang d'invincibles feux.

0 femme ! ô beauté ! contrastes étranges î Jadis son sourire eût damné les anges Tandis qu'aujourd'hui son baiser de miel Au cœur qui l'adore ouvrirait le ciel.

Quand on n'aime plus, qu'importe qu'on meure. Aimer, c'est souffrir mais c'est être Dieu. Oh! vivre à ses pieds, ne fut-ce qu'une heure, Lui parler d'amour avec tout le feu De nos beaux vingt ans que toujours je pleure, Puis dire à la vie un suprême adieu î

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