TOUJOURS
Dés l'aurore, ma lèvre épèle son doux nom.
Le soir, ce nom fatal termine ma prière.
Toujours elle, toujours !... Rien ne peut m'en distraire.
Chaque jour à mes fers rive un nouveau cl aînon î
La nuit même, la nuit ne m'esl guère propice. Les songes ont pour moi de funèbres couleurs ; Et jusque sur mes lieds, je sens de ces douleurs Agir secrèlemcnt la force créalrice î
Je n*ai de goût à rien. Je ne vis que d'amour. Oh î dans mon sein brisé qui le chante ou le pleure, Que ne peut-il mourir a\arit que ^'e n'en meure. Ce poème éternel, ce poème d'un jour î... m 9
Ainsi, l'aiftïer sans fin, voilà ma destinée. Il faut à mes poumons Pair qu'elle a respiré. Quand je ne la vois pas, le soir, tout éploré. Je dis comme Titus : « J'ai perdu ma journée ! •»
0 ma jeunesse en fleur, effeuillée en ses bras î . . . Oh ! ses baisers que m'ont volé de plus habiles ;. . Et vous, âpres soucis, désespoirs immobiles, Woix vient qu'aussi le temps ne vous emporte pas^