IDÉAL
Idéal, idéal ! hoioaicide chimère !
Dans la foule, pour loi, j'ai toujours vécu seul. Seul, comme je l'étais dans le sein de- ma m^re^ Comme je le serai bien,tOt dans un li^M?eul.
A l'école d'abord où, pauvre prisopoièi^, Mon enfance languit, tu vins me tourmenter. Ton doigt maigre effeuilla cette fleur prinlaniérc,; Tu gonfla? de sanglots mon cœur prêt à,chan,tç]r-î
Tu revêtis plus tard l'image de la gloire Pour m'attirer vers loi.— Prêtre de l'art divin, J'immolai ma jeunesse à ton culte illusoire Et, dix ans, mes efforts l'y cherchèrent en vain !
Ton doux fantôme, enfin, i our me séduire encore, M'apparut dans l'amour sous le nom de bonheur ; Mais cel amour, plus frais et plus pur qu'une aurore. Meurt comme l'épi blond que fauche un moissonneur
Maintenant, je maudis ton attrait invincible Qui ne peut rien pour nous, rien que nous décevoir. On t'appelle Idéal : je l'appelle : Impossible î Et même quelques-uns te nomment : Désespoir !
Par tous les sentiers d'or où ton appel m'égare, Comme un rocher fatal j'ai traîné mon désir. Toujours je te poursuis. . . et toujours, comme Icare, Je retombe brisé quand je crois té saisir.
Lepoèteà son luth, le peintre à sa pailette, L'amant à la beauté deiïiandènl ton secret.. Mais nul d'eux n'a pu môme embrasser ton squelette : Tu foudroîrais soudain ;quiconque t'atteindrait !
Ton Isécret ! . . . je l'ai su sans doute avant de naître. Mais jamais dans un homme il ne s'est incarné. Si ce n'est qu'au tombeau que je dois le connaître. Idéal, idéal !. . . pourquoi donc'^uis-jfe né f . . .