SCÈNE VIII
FABRICE, seul.
0 mon cœur, que ce secret le pèse ! . . . Ah ! qu'un aveu complet te soulage et l'apaise. Les vers que j'apportais ici tout triomphant. Sont restés trop obscurs pour cette chaste enfant. Puisqu a de pareils coups la Muse nous expose Je vais me déclarer en belle et bonne prose.. Allons, Fabrice, allons î conquiers ce cher trésor. Voilà l'occasion qui se présente encor.
Je l'ai tant souhaitée !. . . il faut que j'en profite. Car si je la perdais, je perdrais Marguerite. Son cœur naïf peul-etre ignore encor l'amour, Mais je l'aime. . . et je veux qu'elle m'aime à son tour. Son frère ne peut pas me refuser, je pense. Je fus souvent pour lui plus qu'une providence. Qu'elle consente donc î. . . et j'obl'endrai ra main.