‹ Œuvres (volume 3)Chapitre 72 sur 77 · SCÈNE X · texte numérisé non relu

SCÈNE X

FABRICE, seul.

Elle est à toi, Fabrice ! oli ! ma tête est en feu. Oui, je puis bien permettre à celle enfant si chère L'exclusive amitié qu'elle voue à son frère. Lorsqu'une fois unis, nous nous connaîtrons bien, Son cœur changera vile et lui n'y perdra rien.

Je suis ravi d'aimer et ravi que Ton m'aime. Ce goût survit en nous à la jeunesse même. Oui, nous demeurerons ensemble tous les trois. Sans cet espoir, j'aurais réprime bien des fois Les labeurs où Guillaume a voulu se contraindre Et les privations qu'il subit sans se plaindre. Quand je serai l'époux de cet ange charmant. Son sort s'adoucira de lui-même ; autrement Avec ses éternels soucis et ses mystères, Ses méditations, ses souvenirs austères.

Ses regrets du passé, le malheureux garçon Verrait de son cerveau déloger la raison. L'avenir de sa sœur, que cet hymen assure. Et nos soins fraternels guériront sa blessure. Merci, mon Dieu, merci. Tu fais qu'avec bonneur. Je rencontre à la fin l'amour. . . et le bonheur.

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