SCÈNE XII
GUILLAUME, seul
Oui, pars. . . va savourer son amour qui t'enivre. Alûi, je suis fatigué de tout . . . même de \ivre î
Tous mes plans d'avenir, si longtemps mcdilés.
Les voilà d'un seul coup dans l'abîme emporlés,
El je sens sous mes pieds rrouler ce pont magique
Qui fait qu'avec les cieux Thomme heureux communique.
Je suis anéanti ! . . . le traître ! et c'est par lui !
Il m'en coule d'avoir accepté son appui.
Comment me vengerai-je ?... 0 Guillaume î Guillaume !
Ta voix injustement accuse un honnête homme î
Fabrice est un grand cœur ; ce qu'il a Tait ici,
A sa place, chez lui, je l'eusse fait aussi.
Il aime JN.» arguer i le, et Marguerite l'aime :
Quoi de plus naturel?. . . Mais le divin poème
Qui chantait dans mon sein à son bonheur voué,
Devait-il, sort cruel, être ainsi dénoué?
Chère enfant î ce secret que j'ai voulu lui taire
Fait qu'en moi, de tout temps, elle n'a vu qu'un frère.
Le ciel m'en punit trop, je perds tout en un jour :
Ma dernière espérance et mon unique amour.
Le but de tous mes so'ns !... Ah ! j'en mourrai peut-être.
Cela ne sera pas ! cela ne peut pas être ! . . .