‹ Œuvres (volume 5)Chapitre 94 sur 96 · L'ILOT · texte numérisé non relu

L'ILOT

Que te veut cette mer qui sur tes rocs se cabre Comme un coursier fougueux sous un maître étranger ? Que te veulent ces flots qui, venant t'assiéger, Pareils aux vieux démons de la ronde macabre S'élancent sur les flancs qu'ils cherchent à ropgei .

Veux-tu, quand l'ouragan vers la rive galope, A ses puissants transports comme Dieu mettre un frein ? Quand les flots orageux escaladent ton sein, Malgré le noir manteau de rocs qui l'enveloppe, Tu ne peux pas dompter leur formidable essaim !

Le ciel en te livrant à la fureur des lames

Qui sur (un front de pierre ont creusé des sillons V grava, vieil ilôt, de profendes leçons. Il voulut nous montrer qu'au monde il n'est poinl d'àmes (Jue ne puisse entailler le tint îles passions.

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