LE MAÇON
Frileux oiseau qui dors, la tele sous les ailes, Sur nos toits, des maisons gigantesques turbans, Ou reposes ton vol sur nos longues échelles, Comme, en passant les mers, tes sœurs les hirondelles. Se reposent sur les haubans ;
Pourquoi Dieu, qui nous lit une même existence, Ne m'accorda-t-il pas des ailes comme à toi. Puisque, du haut des murs où mon état me lance, Je Nois, comme un abîme où la mort me balance. Six étages béer sous moi?
l'oiseau
Des richesses du ciel, saintement dispensées, Dieu t'a donné ta part, frère ! Des ailes d'or Que le plomb du chasseur, les rafales glacées. Ne peuvent pas briser, peuplent de tes pensées L'Éther où l'ange prie et dort.
L'àme est sœur de l'oiseau ; Dieu lui donna des ailes, Pour qu'elle n'allât pas dans la fange du mal Engloutir ses vertus, s'y souiller avec elles. Pour qu'elle s'en retourne aux voûtes éternelles Avec son voile virginal.