‹ ŒuvresChapitre 62 sur 72 · ACCABLEMENT · texte numérisé non relu

ACCABLEMENT

11 L■^t des jours maiulils où la musc, ciulormie, rsx'flleurc pas nos fronts d'une caresse amie : Où l'inspiration reste sourde à la voix Du poète impuissant : où la lc!e, affaissée, Nous pèse comme un mont, et porte la ] ensée Ainsi qu'un exécrable poids.

Nos deux mains, dans ces jours d'é[0uvanlable cri.-e, Étreignent i:otre front de i eiir qu'il ne se bri^e ; Et nous, qui nous croyions r.aguéie giands et forts, Fardés de notre or,2:ueil comme d'ur.e cuirasse, u 18

Nous laitons vainement contre un mal qui terrasse Et paralyse nos etïorts.

Et nous sommes alors pareils à ce navire Qui, près du port natal où l'équipage aspire, Surpris par la bonace, implacable fléau, Bien qu'il largue dans l'air toutes ses voiles [blanches, Sent la mer immobile étreindre ses deux hanches Et s'arrête, cloué sur l'eau î

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