‹ ŒuvresChapitre 66 sur 72 · ÉTISIE · texte numérisé non relu

ÉTISIE

Pauvre enfant î le duvet, la fraîcheur de (es joiies Pouvaient rivaliser l'aile des ] apilloris ; Mais ta beauté, semblable aux roses où tu joues,. Va bientôt de la mort joncher les noirs sillons.

Chacun dit qu'en ton sang consume par la fièvre Circule un poison lent mais sûrement mortel ; Que la coupe des jours se tarit sur ta lèvre. Et que tu dois bientôt t'en retourner au ciel.

A l'arbre de la vie une éternelle sève

Ne peut pas épargner d'éternelles douleurs,

Et le vent de la mort à ses rameaux enlève

Toujours moins de fruits mûrs que de naissantes fleurs.

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