‹ Œuvres choises de BalzacChapitre 1 sur 38 · AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS

E chaiigèment dé la face de la Oorir ne ma point changé là volonté. Quoique les cîioses paroissent autres qù'^ie^ n^étôîent , vohsétès à mes yeux le même que vbils éfiéz;'cen*étoit'j)às vbtre fortune qui m*attiroît à Voiis', et' pâî* cotïàèqùent je cher<Aé encore votre'pefsbtinë : en 'quélquè'lîeu qu'elle se soit retirée, elle y a porté l'objet de mon affection et de mon estime. La veftcûefc le.bon eëprii; ne aont poin^ des pifsces de la fsrveur «:' ce ne sont point des biens cpû se piîtâseq t, perdre iion'les concerte qU9iidt0ut est perdit ^iU ont suhd en exil les grands IperBonhaj^s, et letir. Qnt.teùu compagnie dans lapà»soh.lVuisqiie oé$ iQndèm^ns.dek notre sooiété'subsîâtënii, JLjme semble ,.B^oNSEii[f»iîBci4 que notre commerce ne doit pas cesser : il est.vt'èii.qii^' j'aj|[^éhende qu'il, sera plus; difficile qu!il neûité^^flU' imè saison r plu$ caln^e^ Le. tléâ^ordre .coiftmençie .c^ tous côles, et les papier^ que: je croyois, vous wVpy^lî -à Saris, par uaé voîe, assurée , ;ie lesrecpç^mandeiàU^ hasard , pour. vous .1^ repdre jene sçais,a.ii,.i,,, : -

Si j'eusse été en état de vous aller faire ma cour [ quand vo;as élibz en • Guyenne , - avec leurs ' Maj estai y vûus auriez été pamrîi. de mon livre, et il por<»i«ii le nom que vous lui auriez donné. A dire le vrai^.jrM;

peur que celui âe Socrate soit trop illustre pour lui. Ce que je répondrai à ceux qui me chicaneront là-

^ cfcessùs , cé^ 'iftLe'-ceûe im|>osfcicm de nom n'a pas été de mon choix. Quelques-uns l'ont voulu ainsi^ et je n'ai pas pu les contredire. On tous a dit ma^ mauvaise honte , et le peu de force que j'ai contre mes amis : ils m'ont remontré qu'il y avoit eu plusieurs Socrates f qiie le s^oiul n'ofiFensa poi^ le premier de prendra ao^nom; .qi^e- tous les Socrates n'avoie^t ^as été si hoimetc;/! gensque Socrate le philosophe^. TélRpin Socrate l'historien^ 4{ui fut suspect d!^iérésie ; pefl estimé

■ d'aillei^rs jpour; ^on style^ .p^ Phptius^ patriarche dé Cppstantixiople^'et qui peutrétre n.e padoitpas, paieux gr^C;, q]i^e,mon $ocra%e parle français. ^

^Onpi'a fait SQiiveiiir de plus>^ qu'en I^e, lorsque j^yéti^j, les'l^eiarttx noms étoietità très^bon-mérché. £ti'tè<i)Àyi4à j'iki vil Ahhibaiet Sdpîon , estoflBers d'un iiiéihe^iniattre;'il:y'4yoit des Pompées «t des GésiarÊs^ qtitg«firird4Îeiit à l'éctirieâràSlitfcuEStnc. Maîi pôiirni^rap<p^oôhéroie phis^pës'de laprofèMon deslettiito, «t^de lai||iajft'èté'pi>ései¥te, n'y ^ wl pas'^ea ou royaume de Ndp^è^ toi^gratqnmkten jumconsulte, qui ^'«st^^t â^étè^ yihàà'àrtdër'ëb Aléa:àndi^9 >Ec se p«t»Ul j^eot itnslginërde plus magnifiée eticb plus supeî^ , que d^étr«i!dëtfx<fois Alexandre; que dlhp^r Alexandre , pour sonivom , ^et de^ W^r «encore piàUr sa mï^^mê ? La .liiaské^traBgàre .mefimniirottLiiovihre deipÂrettles pîèûes ^: il je n^'en ivouloîs 'servir ; mtais j 'ai - de^quctt làér fendue (iqdn ititrejpàr id'autstt tttres;^ sans sorlir à»:Q»

CQI9|M0^ iip %Y6(»U£ rét^^^ Mffiràeil li^'£99»^^l^

^9 icie p^ruMiiti^ qi^^ion lui ^q ^m^^- Ck p etai;: p»$ 909 plus ayoîr xoauv9ise^oipiaiaQ^<fo.<Hyi.p9^

disMs JHgfir> i^ligQ^ de deiUL pfiraaiiR^4^'^'^^''*^^^(^^^*^^^^ pké^^. I<fi9 pcQphèi«»«iqitt :qu^«(i chpft0l<k pbiaqwii Iqs ,phUp9iiph^>t6t puifique Orphée «A Jtfusé^Qttl; 4éiÀ piulélr^nçai».) Sobrate^.pom biea-à;ion tow ^ô. taûr§ enttendviîei^ la^jnâine; langue, i .

Qu oii donne dc>tic àjtnidti-li^^ii^le nonft de S^craié^ ou plutôt au livre d un homme, duquel je ne suis que lé coffs\0 iIaiiaiaipliifart,ideaciiia3es:qi)^:yQiii# lysf^ Il fte^autivauis rân oachpir- ; il^me *ffçJI»^n^t}d!^t%^^pljA pour .un autce , quelqnf hanoeur qw ip^ roçu^^e; f$p cme. snépirûe. Jf'aapii'antpcdnCt^à Ja>igloife;d^ h mr gesàe, je ne meYeux.pointiprévalQÎr d'uii.0$pLiYP^$i qui. me fi^coit ^tîmar. plus pcéstmiptiMU)! , s% inm pal pttts.aagie. Tout ceque je peifae.aicQiJ: de.l)iQn,c!^$( qM j'e»time en antciii Ja*:yertu que je .n aiif)^»! j^ $lrâ.4H npfnbre.dgs ^ça^jib^çs; ipais je ^fiuis 4^ PVW à^^SP^i dèfeien^Ç^la étîuçit dk,.nion.él6gj|:^t .feit.,j?asfiQî^s-i^ c^lui de rhé)miR€^({ui nl^tp^ mpi,»iais qui.çt^ i^iff docteur et mon ami, a voujiii que je ju^tifis^s/e §a mo* destie et la mieun^ , çn rendant raison du nom que Qies autres amis ont donné à notre livr^.

Ce noiiveau SocrtAe a-deh<^iaAités-qùi'hli sont'cominunes ai^eci^ncien^ il en' a Itpii lui âOnt prdptes^et^rw tièulîèreâ; âussi^bieo que Vautre, il regarde le monde de 4iaut!eh^bas , et méprise' les choses humaines : mais la téteneiui tcftirae petol pour s^êtceéle^aavdessnsdu, monde, -et il «(» comptable premier au nombre des choses ^*il- méprise, tl ifâ parle pas toujomrs tout de bon, et 'preB<{iie<jam&îs en .termes affirnHiti&. Parce qu'il se défie, de «on* |iropre sens , il n'assure rim de ce qu'il dit^-mds parce qu'il a soumis'son esprit à l'obéi»saiice-de la foi , il ne doute de rien de ce que l'Eglise lui^a diicté» Même en-eiiseigniant il fait profession -d'i^ gnorancé. Mais auye ne seai^nen du- philosophe4i'A<; thènes, il ajoute lejesfaùJésus^Cbmtc/wifîééiV'itft^ tre desGentils; etil drpijt^que $ça voir pela c'estscavoir tout. •:....■ !•, . •'.-, ••.!• ; . ' .. '••...' .■'

Qu«isert-il'de>le'dissimuLerP ^(sfuis bien aise^qisr'ii n^yousaît pas déphi en ses premiers entretiens, et ^e'vous àppronctfitï^sa facoird'instrmr6«ans ^ogma^ tiser. -Cebtél>ohne inouveUe c^'onm-amandée de Paris remplit d^ gt^^ire tout «mon désert, et me donne de la fo]!ce' en me donnant «du courage. Il fkw> que je tous le dié encore tme fois :» c'est mon es^rae j *c*e5t mon> ik^ clinatâonqui m'attache -à votLs.'£K, partant, c<mime je croifoîs m être égaré 'du bon chemin, sijemetai* éloigné de vok sentimens^jevous avotte que je m'aiii^e plu& que je ne faisois, depuis que j'ajpprends iquè je &is des -chdses ^ue vous aimiez.' ...

"Cette aidrésse, avec laquelle on entré filment dans l'âme, sans y donner t'atarrhe 'pai'; des argumerts éh

forme) n'est pas, conime tous sçavez, une itivention de ce.sièole; elle a été pratiquée par nos chers amis de landquité. Ils nep'ouvantoient pas ceux qaih vouloient prendire: ils^-sçavoient rire utilement, ils sça* Toient apprivoiser la pliis farouche philosophie; cellelà même qui outragé la nature dans le portique* de Zenon, ohatpiàlle resprit dans les livres de Sënèque.En semblables lieux Téclatant et Tagréablené sont pas incompatibles avec le solide et le salutaire : dans une même viande le plaisir du goût se peut trouver avec la bonténle la nourriture. Mais souvenez-vous'pourtant queje plaide la cause' de Sénèque, et non pas celle de Lucien. Il y une certaine gfaietéde style, éloignée en égale distance de la bouffonnerie et de la tristesse. Tous les excès mêmes ne sont pas également dangereux. Les passions échauffées nue produisent-elles pas des^&mtes. heureuses, voire des actions héroïques qui sont des eourses que fait Fâxtie, bien loin au-delà des devoirs conamuns?

D'ailleurs, labondance ne sçauroit être pure ni choisie partout : les herbes naissent parmi lès blés, et les bouillons jettent de Técume. La variété non plus n'a pas tant d'ordre que d'agrémetit; et c'est peut-être cette multitude de vic^s aimables que QuintiUen reproché à Sénèque. Mais il me semble que Quintilien est en cela trop sévère, et qu'il prend les choses trop à la rigueur : il fait trop \e maître d'école et le réformateur de sonsièclci Quelihal y avôit-il, je vous prie, de VQidoir guérir avec des* remèdes déliciofix? E toit-ce un vice de' se • servif de la volupté pour persuader là

de.wtre baîpbde i^ieox! Quelle ise £41 haïr cette imn^obilé graTÎlé dans laquelle tou» vous xoidisses toujours , OQiQiiie si vous aviez £ait vœu de ne la quîlT ter Jamais ! lies mêmes beautés et les mêmes figurai emmieal. lies doueevirs fades font mal au cteur.; .et j aime bien mieux, un gi^n de sd de hos amis de Taatiquité ^ un Vorceau de leucs ragpftts , que vos rivières de lait et de miel , que vos montagnes de cassonade! et toutes vos citrouilles confites.

Pardonnez ce petit emportement à un homme qui se venge 9 après avoir été«obligé, par une puissance supérieure , à lire un gros volume de panégyriques italiens. Le souvenir de cette violence qui me fut faite excite de temps en temps mon chagrin contre l^s pa* négyriques; et, pour ne rien dire de pis de ceux-ci, il est certain. quib me donnèrent beaucoup plus de peine que celui de Pline ne m avpit autrefois donné de plaisir.

Toutes les paroles néanmoins en étoient de soie , et telles que la reine Parisatis les demandoit pour les oreilles des roi^. Ce n'étoient que fleurs et que parfilms, et encore des fleurs sans épines et des parfums épurés.; tant le panégyriste avoit eu soin de choisir ses flatteries 'et d'en ôter la lie et le marc. Quoi davantage? L'art, observé jusqu*à la superstition, ne soufiroit pas àl esprit le moindre mouvement de liberté. TJne clarté, au 'reste, une netteté incomparable, ou certes qui ne peut être comparée qu*à la sérénité de ces beaux jo.urs, quand il n'y a pas un nuagé^ dans le ciel , ni une haleine de vent sur la terre.

Le calme pourtant qui languissoit dans tous les en-*'

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droits du gros yolume, me faisoit languir arec loi, et; me tenoit en cet état incommode où Ton ne peut; yeiiler ni dormir, où l'on ne fait ^e s*étendre'et qu^ bâilIeK Quoique les panégyriques fussent éloquens , jamais lecture nef me dura plus que ceHe-là : je ne iHe repentis jamais davantage que de m'y être embarqué par complaisance. Une si continuelle bonace me sem^ bla plus importune que la tempête.

Louer toujours , admirer toujours , et employer à cela des périodes d'une lieue de long* et des exclama-» tions qui vont jusqu'au dtel , cela fait dépit à ceux. Qidme que l'on loue et que l'on admire. Les victorieux s'en sont plains au milieu de leurs triomphas ; et je sçais de bonne part que le feu Roi ,* se regardant un jour au miroir, étoniié dû grand nombre^ de ses cheveux gris , en *accusà les complimenteurs de son royaume et leurs longues périodes. Il dit à celui de qui je le sçais ces paroles remarquables : J'ai opinion que ce sont les harangues qu'on m'a faites depuis mon avènement à l.a couronne , et •particulièrement celles de M. le **, qui m'ont blanchi la tête ^e si bonne heure.

Voilà un étrange effet des harangues, et un harangueur bien malheureux , après s'être dktillé l'esprit et avoir épuisé le.genre démonstratif à louer le Roi ! Dieu nous garde d'être cause de la mauyaise humeur des bons princes , et beaucoup moins de leur, vieillesse précipitée. Ce.s^oit un crime d'Etat, quelque innocente que fût L'intention du cruninel, "Notre fin doit être de profiter et d'instruire ^ mais si, par notre défaut

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ou par le dëfant d'autrtii y nous ne pouvons parvenir à notre fin , encore vaut-tiL mieux amuser le. peuple que d'importunerles roid;.et c est Qiême servir les rois. que d amuser le* peuple agréablement, comme vous avez vu au cinquante-quatrième livre de$ histoires de Dion , sur le sujet.de Piladfi et de Batillus. Pourquoi voulonsnous déplaire avec pompe et apparat ; pourquoi las*» sons-nous la patience de nos maîtres , en offensant leur pudeur ? Ne leur faisons point maudire nos bénédictions ; ayoBt soin de leur repos et du notre; ne prenons point de la peine à leur en donner.

Que si notre zèle ne peut s'arrêtei^dans notre cœur, qu'il en sorte , à la bouAe heur.e ; matis qu il se retran^ che dani le style de Lacédéinone., pour le moins dans latticisme ; au pis aller qli'il ne.se 4éborde pas par ces harangues asiatiques où il faut preiulre trois fois haleine pour arriver à la fin d*un^ période. La justice de Dieu demandera trai^ïQ^, aux hommes de la inoindre parole oisive; o'est^.uj» dogme de la doctrine chréti^me; et s*il est aiusi^, quel cott^pt^ auront à rendf.^ les faiseurs délivra que vp^^,et.inpi.p9nnoisson&,qui remplissent. le mondiB.. de. leurs synonymes, qui ne disent rien dans leiirs livres,, et redisient sans cesse ce qu'ils ont ditî

Nos amis de Grèce et. dl^lie lehtendoient bien

mieux». Corquiet la g^ljardi^ 4e leur style n'en dimi<nuoit point la dignité , l'étendue de leurs discours a'énervoit poiul la vigueur de. leurs pensées ; ces corps n'étoient.pas laçjbes poift ^tre. longs. Les Redites , s'il y en s^voit en leurs discours , étoient con-

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cillantes el nécessaureft , couroniMMeiit la heaMé de la chos» y ajoofoient la perfecdon à la fin. Leurs paroles étoient des acTtions , ma» des actions aniinées de force et de courage; et ce eooragese commtmiqiioît à cétix qui lisoient leuis libres jusqu'à leur £âre déûrer et chercher la mort, après avoir lu ou un traité des maux de la vie, ou un dialogue de l'immortalité de Fâme.

Les Romains particulièrement ont étépuissans en persuasion comme en tout lé reste. Leur ime étoit éloquente avant que d*étre rhétoricienne, et ils étoient éloquens à cause qu'ils étoient sages. Quand ils ëcri* voient, ils trempaient leur plume dans le sens. Vous vous souvenez dé cet ancien mot : Quand ils avoiaot écrit^ on ne comptoit pas leurs volumes, on pesok leurs U* gnes. Et s'il fn'étoil permis de juger du livre que Brutus cotaipbsa de la, vertu , par deux ou trois lettres que j'sd vues de lui y je sôUtiéndfois que ce livre étoit tout esprit et nerfs ^ san^ aucun mélange de matière, ni au« cuné supetflûité ^ chair. Ce livre n avoit point d'en«> droit foible , point de pairie inutile', point de répéti» tion qui ne fît 'ëRét^ qui n*appuyftt k chose établie y qui ne prouvai^ ou n'achevât de prouver.

De cette sorte sont bonnes les répétitions. Et peuton trouver mauvaise une techai^é qui assure la victoire, et qui'ôte au vaincu tout moyen et toute espérance de se révolter ? Cela s'appelle donner le dernier coup de la mort ; c'est enfoncer son épée jùsques aux gardes dans un corps qui soUffle encore pom* résister : en pareils combats Brutus et Cicéron ont été de re-

doHtaUeigi»4idtei^f^> I^i* force ëtoii ë^ale, mais leur T«rtaiétt}itdifféi*ente. IPiiè se poUvôit rien Retrancher de i éloquence de Brutus, ni rien ajouter à celle de Cicérod; eç je fla^'imagine. sautent un genre d'écrire formé sar ridée qUe i'ai conçue. de râoquence de ^ ces deux hommes; . - , n-,' ,-• •-••i = •-

Uttfli^'^ui wo4t ijotls lès etnpérènrs romain», eofai[Htiré'fe^ di^cbilH'dë Déinbétbèhe à plusieurs éclairs ijmisuppvélltifèlii^t qui éblbtilssentVèt ceùic déCicéroh îun gmnd «itf '^i''ré]^àHa 'de toùâ côté^', et fait une lumi^Wi^ dAte; Flg^rW-vons en Tun Va tempête loi m jjShéetite ànf pî^eittièr. livré dé \ÈnMe\ et èil fautif j>eiltft>k'asiéihbht dèTÎ-ôie^ ijui est représenté au

h timSÀB^épbxiH'^l laTcortipârâisoh est bien juste «ûfe itt^ rteh dli^ë pour cette fois de rélôquence de Oetttoâl^itèlVJé cKs séufeihéAt que celle des àttiques ^ Rome , qui contrefaisoient BrUtiis et' n*imitoient P^Çîcffrç^itmkïitbîfni pins dé b^ éclaira continuels {ne de ce gi^ntl'Âsu.:>€ette sorte de lumière fait subi^ bernent ce quelle fldit £iinB$ ti»Ii$ dirie» ijuis, frappant '»yeuX|eU^|)Qrce l^Sibtmiïiies jùsqttëi àû ^(èuh Mais ^bla^iea içipr^sbiôns né sont pa& tô^ut% feiën probes, e^ H ^9% difficite ffBÊt la chaleut «e cômhiuhiqùë Recette façon^ Jl me sianUde^ttU ie(i>lïtl^âirë, pdùt* èn»cbéiir sur la {>eàfiée dii critixpie greffe' -qUèlb àdléil ïi*à P^phis de fï^Yceàurle cbrpB quç €ii6é)nbn en a sur léis ^es. U ne paroil pas coBronné dfe plus de r^^bn^ ; il ^ feit pas naître plus de fleurs, ptu^d-bfr et'^lu^ d^ >Jerreries ç il il*émeut et a)e'réso«i\ pas.pltâà de vapeurs ;

il n'échauffe, il n amollit , il ne durcit pas àamutage^ les matières sur lesquelles il exerce différemment. sa vertu. \

De souhaiter «que notre Soerate fît la même chose , ce seroit un souhait 4;rop ambît;îeiix et qui tie s^accom*

pliroit pas aisément en ce temps-ci. Jeconnoisletnonde présent ; je sçais ses dégoûts et ses aversion» .pcftup ïios écritures.. L'éloquence n'a point tantdeifqrOe^qne.les hommes ont de dureté; tous les ^yllogiçin^, tous les enthymêmes, toutes les figures ret>oucbe|i4 faui.our* d'hui contre leur esprit; ils ne sout piresqjue plw«ca«f pables de persuasion ; les petits ^nfajos se moqi:w>at de ce que leurs grands pères admiroient. Le% disMeoura philosophiques étoient des oracle» sous le rè^pœ d< François P^; maintenant ice sonit 4^.,yjLsiQi|$.: %tt, science , prose et vers sont différentes espèces 'd'un même genre, et ce genre s^ noiaim^bagatelbf^ ^ ^a h langue de la Cour. . » i. . - 'î ' i

Mais ce n'est pas ici le lieu de se plaindre dé la rudesse dit siècle de fer et du retour de k }3arbàTie. DJ parler aussi plus long-temps de philosophie et d'éloquence, de Brutus et de Cicéron , je ne le puis pas di bonne grâce ^ ^près m'être déclaré si hautement contri la longueur. £lle n'est pas ndilleure dans les préface que dans les harangues; et d'ajouter à ce que je vou ai dit de mon Soerate ^ ce que j'aurois à vous dif e A mes Nous^elle$ Remarques et de mes Vi^Ues Apologies cette longueur ne seroit pas approuvée du sage Hé breu qui -conseille aux Français aussi-bien qu'aux Juif de réserver leur esprit pour le lendemain. Je veux suivri

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