‹ Œuvres choises de BalzacChapitre 12 sur 38 · II · texte numérisé non relu

II

peintres et de la crédulité du peuple, je ne veux point lui faire un procès sur les ^M'nemem de son porirait Je ne touche point à une pièce que l'Église ne propose pas comme un article de foi, mais qu'elle soufré comme une fantaisie de piété. Ces marques d'honneur et de respect, ces faveurs et ces grâces faites à dfes morts, c'est'-à-dire à des gens qui ne sont plus en état de s'en reVancher, viennent d'une cause , très-honhête , partent d'un principe de courtoisie et de libéralité, mais de courtoisie désintëressée et de libéralité toute ptire. Pour le moins ce sont des excès louables d'une inclination bienfaisante , portée à donner et à obliger ; et je n*ai garde de prendre à pai^tie des personnes si bonnes et si officieuses.*

Il y a des docteurs plus fitis et plus péfiétrans que ceux-ci dans les choses grecques et romaines; mai^ il n'jr en à point de plus soumis à ratitdrité dë*Rome , ni dé mieux intentionnés. Ils ont éru que la vérité létoit quelquefois trop courte et trop maigre , et qu'en ce (Sas-là il n'y avoit point de mal de 'rallonger ou'ide la grossir par leurs inventions. Sur ce fondement , ils ont été encore lès médiatèursr dei cette belle amitié contractée êtitrë sàitxtPauIiet Sénèqùe quelque temps après teurm^ort; ils se sorrf imaginé qu'ils faisoient une bonne œnvre ; de tnettre bien ensemble deux

komoies sivertoeux^et que ce&.deux hoitome^;^ • vivantt en même . tem]>6 jet dans une même ville ^ s'ils n'ont été amis , ils le doii^ent étre^ U n^ a rie» «n cela<]ui offense la vraisemblance niqui choque la chronologie. Vos gens de ^antiquité profane sontbien plus licencieux et phis téméraires.Yotrp Yii^e a bien marié un homme et une femine , qui non-seulement ne se sont jamais vus en toute leur vie ^ mais qijii ont été éloignés Tun de l'autre de plus de cent ans. Je ne dis rien pour cette fois du. régent Pythagore et de Técolier Numa.

Oui, mats les.épîtres qu'où a débitées sous lé nooL de Sénèque et de saint Paul ne sont ni de Sénèque ni devint Paul. Je n'oserois pas vous nier ce que vous assurez si fortement ;. mais il se trouvera un docteur, aussi asstiré que vous, et qui vous soutiendra avec^une force pareille à la vôtre (j'ai vu autrefois ce docteur), que si ces lettres ne sont ni.de Sézkèque.ni dci saint Paul^ elles sont de quelques-uns de leurs ' amis ; elles peuvent être de leurs secrétaires, quoiqu'à' moii avis ils les.aiem écrites sansrcom^mandemevt^ et sans ea avoir eu ordre de leurs maûtres. Dés choses si peu importaptes ne devroient point se-*^ mer die^ quereUes^ parmi' les citoyens d'une même répujbbque,! ne devroient point déchirer en piar4 tis et en fi^otiçifts lessQ^vantes, assemblées.. £ouiÉ cela,, il ne faut battre persoflne, ni sauter aux

. yeax- ^^ai^3:;îi nu ùtatf m iiàrv6t»aStim ; d'ÉiM de tous »ds pèths «lîCEétens j ni tnita ^ criÉakieldâ lèzt^-lD^etVâ; comzne fi^ t{uélqdC' fois &éal^r^ éca pénaaia» qln- né seet aoupa' ' blesifueide leur iiinfkence^ qilé dé lekr bonté, , que de leiir iacâfbé i oroirej ^ Toetf l«ffiDBd«m trofup«{(tefeçondu<l'âBtTë. , Tout famBsne se sent de ï'iitfirmité himqiiic; et i«i9 HëbreHK' fliseirt ^e' }aoob, kur pèrev a é^ | boiteoKj Scalt^r luHmèiiie.afaiC des fiAispits; il | a fan des iitgeàitDi «écràrairdS; Que htanx ilenc i 1^- deœi^'fàfasï ieé ilocletirà da seitHmd ef du j tt'oilnènM ordre y ifea geas kjift ent ^t^id tsrd, qut étudieiit f>eu't qiii VirËbt diifls ta promce, parmi la contiigion dés taaoTaisvsreoiptesyàsû tin^ lienes ée la bib^othéqnb dfe M^ de ïben* et de là conversâknn de MMi'ÎOapay? Bien f* k lumière de ee bièèle nom. ait «éelaircis Aé bttOF cbnfir de iJM^s dent «M pN-ès bnt douté reéts bnijtnurs «{Uett^e petit nibige de t'atrdentie barbât^. En çertainslieiixiln'dét^S'CtnATe bien i««r: eÈ<tte é{Hns6e alscffiitév vWiAaft sdr le iéeUSi de l'ëmpiFevi^eaderriisKs' partie» du ««pKÉbwtav «oâvré '«n^r» inM ftatiu ée i» t»tei iJn VBmlabsié!» les ©ièbs ôM wrttSiAipo iptfPeàl» bdl^set boriaeë t&««eâ. Us ont nns kp^^&ddDi

droits iç tm SWPfî^ m. n§ ft9BiÇ i»« ffï«?9^e fc

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pupitre. Jusque-là, A'4^J.jp^ff/jV^^r^/{f.^f

espèce d'enthousiasme , et ijû'il passa de la prose à la poésie, comme fait quelquefois l'autre Socrate dans les Dialogues de Platon.

' '} C'est cet homme , rioiîs' dit-il î' qui vole encore 'bien haut; mais son vol est si réglé et si juste, "qu'il y a tbûjouts plaisir aie voir voler : on peut le «uîvre des yeux et de la penâîée ; il fenH les airs , isàns se perdre dans les nues : car vous sçavez que les esprits font une espèce dans le genre des «oiseaux, et que c'a été Fopînîon dés sages Hél>reùxl Cëlûi-bi a de grandes ailés toutes peintes ét'ioutes' dôréès.:Il dhasse devant lui les niiages, là nuit et l'obscut'îté; Il fait naître le joiir en se WontrantV^t par sa sénïë ptèseticé. Il crie, il igrôhde agréableftient. Ses plaintes et ses colères %ottt belles. Eh blSniant le vice , 3 plaît aux pé- 'dbeufrs.^ ïl nW pas nïôhis fcitoyen du ciel ni moins conipàgnôri^ des anges quie lé premier; mais il s'iafccomînîltofdè mieux U riisàgè-*du bas monde, et s'apprhJ^bise davantage avec lés hommes. Les 'Grecis fckit ap|)éfé €hris6stôni^ ; et lès barbares l'aîppeïlfem cômtne les iSreés: ' •

"Vbulefc-vdus'ijué'ntous disions; fehcore quelque chose de (5ethomnie?fe£pftduôtik^*6tjrk 'moins ce (jùerious Vénobs'd^eb'dii'e.^^ànt âdqliié les plus ràrjes corinoîssaricès ,* par fa forée ^de la m^ditafion, il en réntf capables Wp'lifsvûl^kîresesprî^s,^ jiar la faéîlité du discdiursrOii if sçait abaissfer 1*

vérifaé ju&qu'à nous, ou il sçaît nous éieyer jusqu'à elle; ou il a lavertu d'éclairer et de sub- ' tiliser les âmes, ou il a le don d'éclaircir et de démêler la doctrine.

0 Texcellente et Vadinirable manière d'ins-

truire les âmes et de débiter la doctrine! Ces

animaux de gloire, ces ennemis de la foi, ces superbes enfans d'Aristote , trouveroient le christianisme raisonnable , en l'état que saint Chrisoslôme le fait voir à la raison : leur philosophie s'humilieroit devant nos mystères , si nos mystères leur étoient découverts de cette manière. Pour moi je les adorois avec frayeur dans leur naturelle obscurité , et je les regarde maintenant avec plaisir dans la lumière de ses paroles : J'avois du respect pour des choses que je n'entendois point, et il m'a donné de l'amour poiu" ces mêmes choses , en me Tes rendant intelligir Mes,

J'ai trouvé dans sei^ homélie^ mille grâces et mille beautés , mais toutes chastes et toutes viriles; une infinité d'omemens, mais que la gravité., soufireet que la bienséance conseille. Ce sont des omemens très-honnétes et très-dignes de celle qui les porte, de la vraie, de l'ancienne, de la vénérable théologie. Ils ne sont pas du théâtre,. ils sont de l'autel ; ils ne fout point de la reine

des çcienees use hal^dine des places |}tiihll(|aeft, "uiie comédienne de la oour.

Ma matière croît entre mes mains, et j^i quel* que opinion que le saint mHafipire en partant de liii. Je vous rayoue^ ç'e^ un ^ flfies s^in^s, • et jç suis un de ^es dévQts. ^e l'invoque,^ je mV dresse à lui; et peut-être qu'il me fera \û même fayeiiç que quelques-.unç ont cru que lui fitsaint Pau^ : peut^tre qu'il me con^ifiuniquera ses secrets^ qu'il m'allumera d^ spn fçu^q\i'il remnlir^ mon esprit de l'abondance du sien. Mais en a^ tendant une si ctère faveur, ne laissons pas d'en parler à notre mode , et d'en dire ei\cor& quelque chose, .

Sans tomber dan,6 l'çxçès que çtiççcfeç. Içt I^u^e ^ son ^loqueDce a toute la grandeur gue peut parmettre la modiestie* On rfe coni^çîç point en. sea e'crits la corruption de la langue de son siècle. )a foiblesse de l'expression humaine, lamisèrç el; l'infirmité de l'esiprit de l'homme. Il ne se vit j^-' mais tant d'ordre dans fe multitude , plus xle force avec plus de subtilité , phis d'économie avec plus 4e pompe : jamars Jésiis-Gbrîst ne fut servi avec une telle màgniftcènce; et si cet ancien profane qui, pilloit FÉgKse eut vécu quelque temps plus qu'il ne fit, s'il eut vu Féclat et les richesses, rt)P Qt les pierreries qui: m'ont ébltuii, il se fât écrié ^ encore une fois, quoiqu'en un autre sens que la

pnniére : C> gU9 iês vases sont préofeax dans Us^iMi$ on sert UfSs de Hfane / -

Voq^i.' !• juflpnit que Socrate fit ^ns la ga-

leiic , d« L'e8|kril «t ^ Péloquoaod de titint Chri-

soEtéoM. fiuTtoid il en «siitnoit la ttÀnceor et la

netteU, «t prenoit physir à nous te» faire consi-'

ddicp- «{MIS différentes figures ; il aveit toojonrs' ~

dts inagea «gpéaUeSf pour nou& rept^sentev )i^

mMlede mite bienh^upeuse fec^ld. It cal tilalr^'

itis^uil, fùt-ee dans laTetigion des ténèbre», et'

au pays dç» Ciimmériene i il eeK aisé, dans l'evA-'

buftu mètnc^deM niati^, dans lesd^ew^, dans'

Im l4byFiatb«B èm plus ctiffîeiïea ({ueitioas d«-)*

r ikMe^e. Avec wa. Qraattie»taiFe<^'detix ftJ'Ha-^

j b«s, av«o u» petit mot, (|ut lempéfe' la rigueur

j Aw ebeeee, avef> une partîeute de Gfearttié,^«*

f aieueit tes menaces d* t» justiee-, ïï d^rWifrfcs-

!ptw dwes ^t feft ph» saavages «if^resaionB. it eawole «I HisM)» jefi espnt» qtiC )« MkDS^ ^ wi» Pa»a avait el^ës. PbfOom on if| paese^' r illjrtss«id'e8 frace» de bl^^ebeup « luwiropes^ » ^a d& lunèke- qui ebïng« ^teati4r«'d&^t¥e««:' ï *i a » pasaét, AiapàyavaD», G'^twtefttr dies ppéfeï-^ j pices, c'étoient des caobc^; après Im^csaont d«9 \ jardins de fleurs , ce sont des cabinets de cristal.

de Paris depuis peu de jours, qui, ayant écouté Socrate avec beaucoup d'attention , nous surprit tous par ce langage qu'il lui tint. Je n'ai point fait comme vofu^ de voyage en GidB; mais je suis fqrt trompé, ùu j'ai vu nouvellement au lieu d'où j^' viens, celfii dont vous nous contez de si grandes choses. Je ne connois point votre saint Jean Cl^isostome ; .mais vous ne dite^ rien de lui qui né se vérifie en notre M. J'abbé de Rais : Téloquence avec laquelle il explique les mystères du ohristianisn^e , n'est point inférieure à celle que vous 11(^6. avez figurée ; qUc n'instruit pas moins et ntç pl9i(t pa& moin^ Ojn y. remarque la même h^améi la.mémç douceur, la même force,; car il lonnç et iL foudroie quelquefois ; mais les ora* ges de ses' figures ne gâtent pQÎQtr 1^. pureté de s^' diction dan^ ses sero^ns; le calme subsiste aviec la tempêta , aijissi bjieal|ue dans les homélies de ^aintCbrisostô^i^. Ainsi, vous ne* pensiez faire qu'un ék>gé, et. vous en avez fait deux. Ce sont 4escoup^ de So^rMe : en lous^t l'antiquité, vous ay^^'obligé notre siiècle ; et s'il se trouve quelque Platon qui ,publie[ u»Jour .yos ejûttetiei^, la France vous r^^eti^iera de tout ce que vous avea dit à la gknre de la Gr蜻

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