DISCOURS DOUZIÈME
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UuTRElTiômme venu' de Paris, utt vieux huguenoi de nos voisins *s*étoit trouvé à notre dermère coiiférehce, de lacjjuelle il fut demeuré entièrement satisfait, sari» cette invocation qu'il né put goûter, et ces voèiix adressés à saint Chrisostôme. Comme il avôit été' en sa jeunesse* grand tireur' a*éclaircissemeris, il n'oublia pis son afacienne coutume en cette rencontre ; et dès lé jour même, ayant tiré Socràté à part , ïl lui parla assez long-temps seul à seul.
Du lieu ou j'étois, jç les aperçus au bout de a salle; ayant rémarqué de l'agitation sur leur Visage, et quelques Restes un peu Violens, je «voulus sçavoir'ce que c'éloitV Je m'approchai ionc d'eux, ou pour lés séparer, s^ls vënoiént wx mains, ou pour m^ofirir à mon'amî, s% aVôit
lié quelque partie, comme on parle en sembli blés occasions. Mais à vous, dire le vrai, jêtroi vai qu'il n'avoit pas besoin de second. Le viei huguenot ëtoit déjà hôï's dfe combat , et Socra qui ne vouloit jaiçftj? 4ç i^WW^phe , après l'avo vaincu , essayoit de le persuader. S'étant ser avec succès des ahnes^ du* cardinal du Perroi sous la discipline duquel il avoit été nourri, employoit d'autres moyens plus populaires, d'autres ârjbiifis toujsâs àiuû, pour aàhèiàr ce qu' avoit fait.
En me voyant il s'échauffa de nouveau. Héta les choses au'il avoit seulement dépliées; il f* porta plus avant par des interrogations oralpi? e,t pjre^santeç. ]£^ adji^sçant sapsurole de recbef.î
tion de l'invocation des saints : I^e gff:9}Sr f perron vous asatisfait par.ma bouche .Ipi «»r «1 .il, me .?6mb|ç .«jpï'H Rc se ^eu| rien ?^f^f\ |W»Uyp? ;*f .^UÇ ^rgym«tnp. 4e ce ^p-a^d ^doc'ej" î^qninjftç je vç^s r.ai déjà ^^claivé,,^ç j^e f^ p?f! <le fondement sur l'allégorie \ Lî^ssons-là \^ ? pifegj^i montgntj^et jpjui descepdeç.t : riei|eur^ iîfwndpnspoji^tçe^u'^ls f9n|,e^ ce i^u^^^^^^ .t?nt4avscet);eé.%lle!(îgi;jr^^^ ^'%wàlfp>ie tijouye ^o^n gji'pn ta (^s,ç^ et tQj igifo^ AVi^ail de .^ A^plo^e des p^ye^s . %
BéMooiBS qu'il ^ s des VMÏlté&^lQâf qài&atit fenlées daoë l'uibiemm néfitâ , it que les O^eàti Dot été les tarroùs des Hébreux.
Quoi que puissent dire vosniinistres, il y a toujours eu liaisofi , il y a toujours eu attache de la lerre au cieL Pourquoi veuleiit-ils rompre le tommercé entre les deux églises; entre l'église (|ui tombât €l l'église qui triomphe; les misérables vivans d'auronf-ils aucune communication nèfles morts bienheureux ; avec les morts qui vivent de la véritable vie, et de la meilleure parlie d'eux-mêmes, de celle qui peut soulager les misères, et consoler les afflictions des vivans, <|Di languissent plutôt qu'ils ne vivent ?
Pensé-t-on que les saints de Jésiis-Christ mè- Kut une vie pareillç^ à celle des dieux d'Epicure] >iissi oisive , aussi, endormie, aussi paressemse, wssin^Iigente des choses du moRde? est-il à
dance les ren^rdle pauvres ? Se fait-on avare dans le ciel ? Dçvieat-on envieux dans la plénitude de la gloire ? .
fl n'y a point d'apparence que cela soit. Je ne sdkurois tii'imaginer qiie le secours de ces véritables aifiis nous manque au besoin : je ne puis croire que leur protection finisse, que leurs prières cessent, à cette heure qu'elles peuvent agir plus fortement, et être plus puissantes et plus efficaces. Ils sont unis à Dieu , mais ils ne sont pas pour cela séparés des hommes : et Dieu qui a pardonné à tout un peuple, à la reconîmandation de Moïse , de Moïse mortel et sujet aux infirmités humaines^ fera bien quelque chose, â • mon avis , pour un autre Moïse , beaucoup meilleur et beaucoup plus parÉiit que le premier; pour une infinité de Moïses , qui vivent en sa présence, qui sont proches de sa personne, et quile regardent face à face. |
S'il n'y aVjOit point de commerce établi entre le ciel e% la.jtçrr^, point de correspondance entre Tune et l'autre église , que youdroient dire les exhortations que nous font, les saints Pères, de faire amitié m^ec les anges j de confirmer par nos prières celle qui est déjà faite; d'entrer d'avance, et par esprit, dans la céleste Jérusalem; de prendre place,. dè^ çptte vie, dans cette divine rép^',
ùôucéà la liberté de l^r esprit ; et cette liberté est une chose qui ne peut'tti se perdre ni' se conserver cpieta^it entière. La mfên)e autorité qui les assuré de> la ceriitude du s^ymbo)^ ■ de$ apôtrf^,'les;issure<<ie .la^ validité de toutes \^ autres pièces de 1^ religjon^.^t ils ne sept p^s zmeux fpn4é^ de^ la coate^terj ici/ quejà.
L'autorité étaût infeiillible, elle est infaillible partout, elle est; également infaillible. Le chrétien étant captif de k foi, et non pas jugé de là doctrine, doit obéir à la voix qui parle, s£ins dér libérer sur les; paroles , parce que les paroles ne lepersufaderont pas'^^i la voix ne l'a déjà persuadé; Oii n'a plus de droit dp rentrer dans les termes de la première franchisé de* l'hommie, quand on à sulû; le joug deDieu dominant et victorieux. Il n'est pas temps dé vouloir se -serfvir^de la raisonv iipreâ l'a voÊr soumise à lafb^: Quel jeu , je vèuà pcie, sénoit celui-là , de quitter tantôt sa mson'^Jèt' tanbàt : de: la: reprendre; de choisir dans :1e cfaiôstianisnie icertaxas endrpits qui plaisent^ ei( de ii«jeter les a^tces * qui me plaisent ' pas ; d'élrer deoari,*'. incrédule et :dei!aicroyaat? Ge>sevoit capituler avec Iéau&*Christ, et &ire ^s àHiditîoKis. ai/^ec, l'Église» Ge<seroit faii^ quelque chose de pi» , et passer deJa complaisance au démenti/ <eiailm âvouaipt uane '.partie; de « ce
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mes en un seul crime ! :••:•'
^efaie ^m il 'fia 4ûif^i9/'et à^kiffelk» ièwi$
pbs Idiig sé|o«ii«,Gp>ii iioii» eàt fiMirài iiiatic)peiahkà ph» gp3s' vohitné^ tnâi!»4'iiiléi<ét'diâftitraile;ioTk « son propridi oôttteMetieiéMi oair 4L )e9t v^eA- ^d ne se éë^lakoit pM^ tl»{ et MitM TindUicitioa q^il affdit' ^tir boœ, TM>be>aiiiéii ridit-ài ma 7^ fi-en Aie wp^eH^ p»p la>itiébE|s^iéié8»i «1^ ^ (té sainiiÉiâMr^ doik il sippf lÉid^f dsei^tn«af ^es^oQveètes r et li^iA «i^^^ù t fté^iàud é» diligence '«désordres cfinis^ mtn^kqcmtttY^U ^itii«r '^pdint^de se bmyiil«ridat«kiitâj^^ par la'diVidîM ^e l^ai^iiipé^s i vaftet^ ftv^t tàtt pitoe pflMmri> iei^
'^ fois que le monde avoit besote de lor/Qtl^'- ^ue grand philosophe qu'il fut, il ne laissoit pas ^cirebon parent et de donner beaucoup 'aux ^^oirs du sang et de la nature. Jamais solitaire "^ fui plus sociable que lui, ni plus capable des
mes en un seul crime ! .. ...f j •• :•:.•]
dépêefafe ^m il 'fèÉt^uTjéi^/'et à^lai({qoelk» il<9^
teimifé^ en iié^ ^«jrs^ Il tidtts^ a^Mpfik^ipénBs^ii pl)S9 tMig si^cPtiHqftti li^» eât 6m^ fiiatM^peiUé phes^ îfms* veluinéf fitafe41itltft<ét^lMtMiJle;fftvk k s&û prd^: dWfleiile^eM^ 6»K 41 e9t' v^A- qu^d ne se ^plakoilpM ici; «t 4i«ilM tir^dUittlioa qi/il afTi^k- j^tir b0ns, TM>ÎM>aAéé> rMt^'JM m% feux. Il^nr ftif .pappeti' pas* k^iitféb^fiitétdcMM «f» ititre» dé'sai nifiiiâMi>) doikii sfpp»td^^fS8«!in«a vaiâed ^navettes r^t ë^ «if^ tf^ifniho eto dUigcnw
ieid désordre» (|w te i»edaçopeiwV "^^ ^it^Vf lepo(tit/d» se bmyill^tida^Mâj^ par laddirMM ^el^tttlfi^icPéesivsilèt^ »v>^t>fi^ pitlvepaii^iAiiéi^
scM «ks *iihofle4 bumaiti^^ , p^r h fënfermer ^p lufî^méiqe pVè6<;ii«>tMijjéiit^v ii^ eu Mrl^il toiUids les fois que le monde avoit besetft de kffk'Qtl^^ que grand philosophe qu'il fut, il ne laissoit pas d être bon parent et de donner beaucoup 'aux devoirs du sang et de la nature. Jamais solitaire ne fut plus sociable que lui, ni plus capable des
io.«
s'il vouloit , gouTcmer le inonde sans empereurs, sans rois et sans républiques.
Votre Majesté, Madame, est très-éloignée de ces sentimens des princes, sujfcrbes. Elle a en borreur la mémoire de ces serviteurs qui ont excité la jalousie de leur maître, ayant voulu usurper sa gloire; elle se prosterne au pied des autels, sur lesquels ils ont monté. £t nous ne craignons point de l'ofFenser, quand nous lui disons qu'elle n'est pas assez puissante pour donner la paix à la chrétienté, mais qu'elle est assez bonne pour l'obtenir duDieudes.phrétiens; que ce ne sera pas de son trône et en commandant, qu'elle fera pleuvoir cette bénédiction sur IEj terre, m'ài^' que ce sera ilans son oratoire et en priant qu elle, l'attirera d'une région plus élevée.- ■ ■ "^ , " , . ■', ■
Cepei;idant, Madame, le monde inférieur se jbromet tout ïe^reste de votre sace conduite, et la recarde conmiie celle qui "a, été" choisie pour
contribuer à j'œuvredu fcièl.' Il croit être assuré
âri I :■■■ ,'• a, FI II J'i).'-'- S'h •,,'■ . . ,■
e tout le bien qui est en.votre puissance , et qu'
se peut Yairè nuinainément , par la Voie naturelle âè' la vertii! Onîï ïièformatlbbidé^ désordres est une affaire 'iihpossibic; OÙ ce' sera vous qui terminerai fcettè' affaire ;' oii tidtré 'mi'sèïe doit cire éternelle, ou'vo^s Ia'flevfei'''fiift^.' '" ' ' - €eqUi apu'êtrèHoitinë dâïis ùA temps si jw"-
. (rSS)
TTC et si stérile que celui-ci , la France Ta déjà reçu. Elle a été plainte ; elle sera une autre fois soulagée. Pour le moins, Madame, de votre grâce, elle a des pensées moins tristes et .moins funestes qu'elle n'avoit. £l.le est capable de consolation, eUe espère, elle attend; elle jouit en esprit du bienheureux avenir dpnt la promesse lui fut faite, etTimage lui fut montrée lorsque votre JMajesté fiit au parlement.
Que ne fit point ce premier rayon de votre régence? Il fit refleurir ce qu'il y avoit de plus languissant et de plus sec dans l^àme de vos su- ^ jets. U perça ce long espace de terre qui nous se*pare. du siège de votre empire, et vint éclairer ! jusqu'à l'obscurité de nos ombres et de nos cavernes ; il entra même dans les lieux de douleur et de désespoir, et fut cause du bon intervalle qui arrêta la vie sur les lèvres de ceux qui mouroienL,
Api:ès:une si salutaire apparition , nous ne vîmes plus de cuite dans notre perte ;înoi|s pleurames.qn grand roi, mais i^ous ne trouvâmes point i dire son gouvernement ; le soleil ne se coucha que pour se lever; Içs fantômes du raisonnement humain dispar^rqnjt, çt la fausse prudence se c^-^ ^a; les cœur^ effrs^yés osèrent se rassurer; le peuple. GdmmeQça à. prendre courage; je ^rjle, Madamiç, di:i coumgç.qn^ vous lui donii^tes.
. (:r53) Treet si stérile que celui-ci , la France l'a d^jà reçu. Elle a été plainte ; elle sera une autre fois soulagée. Pour le moins , AjCadame , de votre .grâce , elle ades pensées moins tristes et moins funestes qu'elle n'avoit. EUe est capable de consolation-, elle espère, elle attend; elle jouit en esprit du bienheureux avenir dçnt la promesse luifut faite, «1 l'image lui ftit montrée lorsque votreMajesté Alt ail parlement.
Que ne fit point ce premier rayon de votre i^Qoe? Il fit refleurir ce qu'il y avoit de plus languissant et de plus sec dans l*âme de vos sujets, li perça ce long espace de terre qui nous sépare du siège de votre empire, et vint éclairer jusqu'à l'obscurité de nos ombres et de nos cawmes; il entra mênae dans les lieux de douleur et de désespoir, et fut cause du bon intervalle qui arrêta la vie sur les lèvres de ceux qui mou- . wient,
Après;une si salutaire apparition , nous ne marnes plus de suite dans notre perte;'noqs pleura* mes UQ grand roi , mais qous ne trouvâmes point Idire son gouvem^metit; le soleil ne se coucha que pour se lever; Içs fantômes du raisonnement bumaîa disparurent, çt la fausse prudence se Ciicha; les cœurs effrayés osèrent se rassureç; le peuple icomtnepça à prendrp courage; je 'pjarji.e, ^ladamie, dû courage, quç vous lui dopjiâtes.
Sansdoute le progrés répondra au comiûenccnvent. La himière nous amènera la chaleur; le5 espérances mûriront , et le «mrage deviendra farce. Mais on ra par degrés et par âges à la perfection de la force. La Hiaiurité des choses a-besoin delà patience des hommes; et le retèvemenl de tant de pièces renversées n'est pas l'ouvrage d'un jour, ni le coup d'essai d'un artisan.
Que sert-il de le dissimuler? La fôlicitê pobliqueest encore l'objet de nos vœilK et de nosSoupws; elle n'est pas encore arrivée; on ûc paase pas si Tîte d'ïHttxmtraireil'aiatrtT mais «Ile doit arriver; mais elle ne sel-a pas longue à vbDH-;(m toutes les belles apparences sont raenleUsCs, «ï tous les bons prfetages sont faux.
Wos bons présages, Rfadame^noos les prénom de vos bonnes tntentiotts, dans leaquetles il n'y a 'point de si malicieux aveugle , qui ne voie une proche disposition i un meilleur temps, el le dessein forfhé de notice salut; itUentiôûd ardentes et laborieuseâ, qui 'Veilfenc et ag^sseat Mins cesse; ndn pas oisiveset iiAmobiles, i^i m font que songer et que soubûter.
Le doux drangement , Madame , 4 des lyeuf lassés de spectacles hideux et •ten'ihlm, èé-txfBsidérer aiijourd'bai ctsprésàges et'Oes signe&fevonibieft! Ils ppAmettént, après ca«td'«uii<«8 signes qui ont menacé ; ilsicobMlefit 4«s «âmes 'qi'*
(ïS5) Be«m)»s«woireaMittibttaièft pottv^ réjouii' -,ihuiQOfldeiit i'IifChféiiéaté l«K!pos^'Ia »Snretë,
Jt Tmc ist^ aw5E Wf tfutwes barfsaMfc.
Ceèè^ttM n'ottt ri^die ComnMinîivefrla superstition payenne, ne se liswit pbHft;dan6 les étoile*, ne 6ç fouillent poi»t ■dans les entrailles '^^^IP'^il^e sortçnt.j>ointdu,bec d'un oiaeau qwa^çié.^taiiiqui.ii àiXf,,tQut ira bien. Ils sont ^"^ "^fifl^Y^nité 4es fablesjdes feux ser-, ineûs de Jft Ç j'ècEai dp, Ja mlrté de 1* flatt)»r^; ils Foissept^,et jtp^ jtes j^emarquops,. Madaxie,. "lîE 1^ yie, r^Ugieusç .d^ Vjatre Jlaje^é, <Un^ ses n)ntiq|iey^5 cjévofiaos,, qui ne «rat |»as>e»le- "leai isi yénéimtiQQ^fii^ |ie^ples qui.po^irpient """js&jre la ii^çTfç^ joais qui solUçUfcut et qui pssseot,^m-,i^j^s If doi>neur ,de paî* «t le oieofàiteur des souV|er|ain», ]1 n'y ^ ppint .desi- B^Kplus visibles et plus éclatans, plus certains «plasinËiîliîWeB'qrfe cenr-fâ. Âd mditis il n'y «a fiottt'dfeplas faiwiiciriabîès tiide plus ^justes, pm5tin'iliihiferîtëM'la';Chose: tju^lis signifient, et fi"^ îà'lfiVoï:u^tt"ù"lA mai-quatit '"'' ' lïiet^febàs'fyéiTii^t*,' Madame, 'de deVràeir de' '» sWttei'ii^i^tiûTë'ët ratifié dét^té éipêcedfe *-■ ^iTàiôh; it s'a-n^'sfe ÏSdïe ffètre biéfa^bt fia^e- "*M servi -(■<i*festtiiï ÏWtonvëitieiit ï(aHîn«"ïkat P»«raiWfh*^;'si IS tiitrtté aesMnceiri-ï et Tftino-
cence de l'âme ne lui d^laisent ; si .l$^,^qnfices du cçeurd^s princesvtietil^.'ÏQïjegtéa-'hqoHliée» devant la sieime.ne Uliâontdésagt-éablfi^v'''^^ vous refusera pas unelgrsM^ique-vous-ltùdfaïaHdez si pkusewent,, et ay^o-de;^ dtgpe^^^jk si elTScacçî,pr^pafatioiiç... . . ;,: .-.j .; ; :,
Mais de plus, ]Ma'daitié,'c6niptéroit^t'f>oUr rien ces bontés versées àpleinés mains, ctette' ^ifelice oï)lîgeahte et libérale qui a faii raison tf tant àe personnes intéressées , qrii a récontilié tant de particuliers' avec l'État; ces trésors* de miséricorde et declénience, par l'ouverture desquels VoWe MaJMté a signalé Fénif ée de son adiuiiiislfatlon?Dè si grandes avancés de c^iatibèvicdis de cbarité héroïque , ne seroiénft-elles point considéréespar celui qui paie un Verre d'eaux de la dernière félicité, et à qui les homidès pimenta usure tout le Bieh'qn'ils font?' ' " '
,^Tpit-qç^ en vain^^J^^dame^ tju'après avoir, pris ^oii^^djes innocens ajÇflig^^, :yoi»$^'^Hri^ point, y<fiila chercher dç cp^ipables dans, la niÉmoire du siècle.pâssé/.^e^M<-çe,^n,Yâi^qVf ^""^ auriez pu d^re .ces paroles, que.Açjinç. a iues autrefois avec des larmçis d^ jg^rjetS^^ l'histoire* gravées en lettresd.'or. Qiipn^ép^gnelesvieslei
poi^ smgi <iue Içs prisonnierf (derit àbçrtés,;^"'
ceux jui 'sont ^mj^^ëviëntierit; -etplût à Dieii pouvdtf faire revivre ceux qiii'-sotltitfierist
Non, Madame', 41 ii^eât>pii$:à-crdirË; quc'tant iJ«taéHte'^it'perd(i'i«ouF noua,' et:i}a'«tké. belle bonté tfait poîlît"dS ^î*éditieh)irautre' monde, piusqiië cW le ntoHé# jtisfê"ét-^!r«QonBoissant. Ilii'ya point d'apparéilicè' qtiVtt' aiitreaiige que vous iloùs ï(ppotte''ee qitô Dieu wifiis ■doit'.en- TOyerj'^ qùê ce' ne stiit plw -la persoàné ■ la plus voisiné dit Ciel', tant'p«U^'.sÀ piëté^e parsa, naissante; qlii'sOTt' la' médîâfece si dést^e^entbe le Cielei Wt'erréi' ■''■'•( J^'' ,-jt^'--' ■■■■'■ . .mon ■.■.■.v..:i Poat'-i'flcavfeipii- doit embellir et /sonre là paii, et à quoi lé Ci^ entend que 'vous trai^ail- !>^,tA Mêmes pré6ag«s.et'lesmëibesappfjrences ' ■louseti i^^drideirt; L^ti'clinqttOirlHenfMsantede foire kajësté, n'est p^ une fougue deAÎcvtu-qtû produit' dés âctio&s-avêugl«set!£ortikite8't-TOas ftes bonne j- Madame ;ei avez dcsseml de l'être partout «t; tdujoUi^. fiC d^ordçmeqt ■Aie grâces ^Qous-^arbns vif, coule d'une source qui JBttè beaucoup et qui ne tarit januHS. iLj^i-xn.apouj' '^Qationsét pour te^ siècles : la pbscérixéenr puir ^aussi-bien que nous; et vous ubligei^lQ pifblic, après tlvoir oi)Ugé les'particailicrB. c .■'.< Vousne^ous C(Mat<»itere£p^Madainé,:d'avoir '^pu les chfûnés de que^ues>'Unsc^ff9s sujets, t d'avoir rendu à quelques autres leiupays^
plus graoda cftptifo^ ^W¥ef d« pdu^ ja<?Wç» nwliMXiTCUpc ; il fo»t qiiWjl^s .ftojp et ^, ||»at^ çoienl VOS! afltaoçhis çt itw qi^tqiisç; U4i?iUtq^e,A9me l'Europe ^ §0 W^ d^.^Pit^ prot^Oioqic wus prélëir^rêe^ ji&»'as»r^, ^ iM>»4ft n^f^.4^ lfhf0i^ ù cebii de mère def^n^mée^t^- j ; î^ : t- - ..
Ce Aevmm noto me, sii^ïe *yo«: qjiëque chose de feraodi/ei, et ^im p*" .^^yenj^le à ua aexie y daB^ lequel ie^ À^i^ne^^ s^«^ cqn^^érées par la HioBale comi»ej^îi9(9PStre^vdei}a police; l'autre nom, Madame, est plus digB^:49 V?ïpki' tioa dr Votre ]>Iatje$iéi©f; s?ft€p(^H^,JWÎeqft. avec la iziodèftiie d'une bonne Wm^/ i...
LaiaromfeA'Augs^ta^^ péswii»pinft^ te *^^ ^ vertufiu&è liirÎQi a pw Vtftl frt Vfttttre^opa^QU? pour i»îei9Js parks^ ^He k^^aii?efius |p^% ^(jieuit de la fovew deaon $iè«l§i/il/$^:¥loi*;^i«PRe,i^BWï^€
au|tkirfÉiiiLée$»inédaUks d'w^Sfcay^p^ flgw* qui diseiit qimfapîfi ciiièeidie .plu^ ^1 q[)4 }i9(^i' knt; la mèmda. monde jhk 19^^^ <^î?:i q^ ^ poiljé laiiiGnidedams.^esif«itraîlkA) ft 4eUq]i^< il est né; car la force dU>iB4>t 4^ wé^^y^^ va |ia9cpie4à. -
Ce beau nom i»eî?oii$^ llitril point d'fnvie? Ke ToudneB-'VOu» point dtqw^er de la glon^^^r ^^ la bfNDté y 9ii!tc kL fenttnê d'Augusftev) Topa pw^^ étve^ IViaikme ^ enccm liûepx qu^«tte% l<li 'Voèi*^ dy
mnési,siv0n^VQu\ezètre sa tutrice^ et $i tous l'adoptf 9 par nos bien£|its. Il S€|io}>le que vpus soyez pvédesiinée pour cela, .^t le monda s'y at* teQ(l;ii|ai)^partîciiUèreiQeDt la p^opbie pa|*tU; de cen^Qûde, VQljee cl\ère FraacQ^ Madame, qui, toute viçtoi^îeusQ qu'elle est, p'e&tpa$ nv>ias lasaç que gloneuse de ses victçâresk^ $'ai£oiblit et s'é« puise piur les grands efiE<x^^ et par l^ cootiiuieUe açtioa, a^ineiUenrjgnWt^'qu'^Ue p'a b^ne ^auté« Yoqp la sovktiçpdrt^f.) Madame , yov^ .1^^ forû* fierez, personne n'en doute : vous la rec^vîe» entre vos bura^ ; vous la laettires^ dai^sb notce sein : m c^^c^^ se h promet 1^ f>?rtea* w Téta* où elle ert, débile ot abi^itôe à Ve^véiipité<^ elle, ne dpit pa^êMre 9ei|)<m^lf aîe^% ellç doH^ceaîioée ^v^cioduftlgew»- Mk,n§^^mm^ pu* XQtre simr pie profiçctwi ^ ellcî ,a b(5$Qiift &^Q^ ife vas cî^
W8Ses.^ ,- .,:•.;.) .... .-,: .. . .
Il y a une <?eprtaiai& ampur dQ fW4 q^i ^«Mpai'^ ©^ parlai doiilèiif y et qui ^alHunei de^ Is^^iftesi eide&i{i$^u:2t d'aUii^ui^ JVf ak <p¥mii \eA mmi^ i^ow touchent d« pi^v^ qtt'^a UA, W^ft ^ujet noua reucQati'Ql^^jje^i wm^^i ^ c§ q^Â ert à nous > •a nature, se sentant alors ^^^pa^» par un str.
^md coQp, red^eUf ».çhaleui; arec. sa. cjoropas- ^0 i 91 d'ordinaire^ npus eiMrissQus davaM;age aos en&Qs malade quf n^ enfana qui se parr> lent bien.
( ^fio ) Votre Majesté, Madame, connoît ce foible de la nature, sans lequel elle tiendroit pltis du sau- • vage que de rhumain , et dés relâchés de la vertu, qui ne s'bpinîàtre pas toujours dans là fermeté. Elle sait (Jile les' pères sont quelquefois durs et rigoureux', et ne sont pas pourtant mauvais pères; rnais que si les mères ïiianquentde tendresse et de doubeur, elles nianqueutt des qualités qui leur app^itienneht de droit naturel , et qu'elles ne peuvent perdre sans perdre lé nom de bonnes mères. ■
' Sur ce fondement nou^ appuyons iïos conjectures et nos disdôurs; et' péil s*en faut que nous n'écrîvionfe l'histoire' des fchbses» qui nfe sôut pas enù&fe alrivées. Votre Majesté étant trèis-seûsible auK afflictions dé ses âfCrjéti», êtsoisffraM le mal qti-elte vciit soirffrir, elle sera 'très^âise de s'otec de devant les yeux des objets qui lui blessent également les yeux et le coeur ^ et âoii înlérêtlui doit conseiller dé faire! cesser lèà misères; que sa compassion lui approprie , qu'elle lui porte jusqu'au fond de râmë;<jU'éllp lui retid coriimunes, ait milieu miéme de sa grandëtir, avec lés misérables qui Jes endurent:' ' ' '-■
Le peuple. Madame, >^it dompîosérde ces misérables , et ne présente jour et niiit à vdtre vue ou à votre imagination* que des infirmités et des plaies, que des gémissemens de la douleur; il ne
( i6i ) se nourrit. poiot cks grandes nouvelles. qui vieu^ nent de vos armé&s y ni d^j k haute réputation de vosî généraux ; se!^ appétits sont plus grossiers, et ses pensées plus attachées à la terre. X>a gloire est une passion qu il nç connoit point 9 qui.ejst trop déliée et trop spirituelle pQui:' lui : il voudroit pi lis de blé et moins de lauriers.
Il pleure souvent les victoires de se^ priuces , et se iQorfond auprè$de leurs feux de jpie, parce que les avantages de la guerre ne sont .jamais purs, ni les victoires entières; parce que le deuil, les pertes ei.la paiivretése trouvent souveni; avec les. triomphes. Qiielquè heureux succès quiiac^ compagûe nos alcmies sur. la frontière et;hcH(!s du royaume ^ Cet éclat jde dehors ne guérit point les inîcommodités domestiques. Après. ahroir bravé rennemi.sur la. frontière p% hors du Hoyaume, chacud»)S»e trouve. màUxeureuxichei soi ;. et l'état OÙ nous sommes; h^festipas une Vraie prospénité; c'e^ Ujae misère qit« V^tà loiiey Qt;qui«sfc en bonne réputation-.' • :j' .... \\ .. ./ .) '."• '. • ; /.
Mai&, Madame ^ |>G^ur noua .niieux ipn^pasev^k goûter les douceurs de l'avenir, qui s^^nt les fruits ()e votre «régipi^ 9 ilifaeîbeïftble qu'il Bfe.seroit pas mal djç^CQnôidéIîeB de [plus pi^èsi les am^rh tumés pr,é$$nt^^Vi^^i 3^)Pi;;ks rest^S'.éipr.^^^ p^s$é. Votre MaJ-^sfedb mç .f^rà; tiie» l'^iQBn^r. 1^ vcwff m cet» .endroit; ^n^cç^^p©; (iftiJ®%lf^QB^ et