ACTE 1, SCÈNE IV. 3ii
Cfnpeu de (^mplaisance , et j'espère, ma sœur...
FLORISB.
Ah ! TOUS savez trop bien tous vos droits sur mon coeur. GÉBOKTE.
Ariate doit ici...
PLOBISE.
Votre Âriste m'assomme :
C'est, je vous l'avotterai , le plus plat hoonéte homme...
GERONTE.
Ne vous voilà-t-il pas ? j'aime tous vos amis ; Tous ceux que vous voulez , vous les voyez admis : Et moi je u'en ai <{u'un , que j'aime pour mou compte ; Et vous le détestez : oh ! cela me démonte.
Vous l'avez accablé, contredit, abruti; Croyez-vous qu'il soit sourd , et qu'il n'ait rien senti , Quoiqu'il n'ait rien marqué? Vous autres , fortes têtes , Vous voilà ! vous prenez tous les gens pour des bêtes; Et ne ménageant rien...
«, FLORISE
Eh mais! tant pis pour lui, ■ S'il s'en est offensé; c'est aussi trop d'ennui S'il &ut , à chaque mot , voir comme on peut le prendre ; Je dis ce qui me vient, et l'on peut me le rendre; Le ridicule est fait pour notre amusement.
Et la plaisanterie est libre.
GÉRONTE
Mais vraiment, Je sais bien , comme vous , qu'il faut un peu médire.
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3i3 LE MECHANT.
Mais en Êice des gess , il est trop fort d'en rire.
Pour conserver vos droits, je veux biea vous laisser
Tous ces lourds canpagnardt ipe je voudrais chasser
Quand ils viennent : raillez leurs feçons , leur langage ,
Et tout l'arrière-ban de notre voisina^;
Mais grâce, je tous prïe, et plus d'attention
Pour Ariste : il revient. Faites r^exion
Qu'il me croira, s'il est traité de même sorte,
Un maître à qui bïentât <hi fermera sa porte :
Je ne crois pas avoir cet air-li , Dieu merci.
Enfin, si vous m'aimez, traitez bien mon ani.
PLOBIBE.
Par malheur je n ai point l'art de ne coatre&ire- II vient pour un sujet <{ui ne sauroit me plaire , Et je lui manquerois indulntablement :
Je ne sortirai pas de mon appartement.
GÉBONTB.
Ce seroit une scène.
FLOKISE.
Eh non ! je ferai dire Que je suis malade.
CÉBONTE.
Oh 1 toujours me coubvdire !