‹ Œuvres choises de Desportes, BertautChapitre 109 sur 193 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

CHLOÉ, LISETTE

CHLOÉ

Quoil SHift-je donc sj mal?

LISETTE

Bon ! c'est une douceur Qu'on vous dit en passant , par himieur, par envie ; Le tout pour vous punir d'oser être jolie :

N'importe; là-dessus allez votre chemin.

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3i6 LE MÉCHANT.

CBLO£.

Du chagrin qui me suit, q^andTerrÙ-jc la 6d?

Je cherche à mériter ramitié de ma mère ;

Je veux la contenter, je Ëù& tout pour lui plaire;

Je me sacrifierois : et tout ce que je îai»

De son aversion augmente le» effeta.

Je suis bien malheureuse 1

LISETTE-

Ah ! quittm c« lanf^e; Les tamentations ne sont d'aucun usage :

Il faut de la vigueur. Nous en viendrons à bout Si vous me secondez : vous ne savez pas tout.

CHLOÉ

Est41 quelque malheur au-delà de ma peine?

LISETTE

D'abord , parlez-moi vrai , sans que rien vous retienne. Voyons ; qu'aimez-vous mieux du clotti-e ou d'un époux?

CHLOÉ

A quoi bon ce propos?

LISETTE

Cest que j'ai près de vous Des pouvoirs pour les deux. Votre oncle m'a dtargée De vous dire que c'est une aJ&ire arrangée Que votre mariage; et, d'un autre côté, Votre mère m'a dit, avec même clarté , De vous notifier qu'il falloit sans remise Partir pour le couvent: jugez de ma surprise.

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