ACTE I, âCÈNE VI. 3i
CBIOÉ.
Ma mère est ma maltresse , il lui Ëiut obéirj Puisse-t-elle à ce prix cesser de me haïr !
Doncement, s'il tous ptatt, t'aflaire n'^t pas fiûte.
Et ma décision n'est pas pour la retraite ;
Je ne suis point d'humeur d'aller périr d'eBmii :
FroDtÎD veut m'éptraSer, et j'ai du goût pour Ini;
Je ne souflnrai pas l'exil qu'on nous ordotme.
Mais Tdtl! , n'abfflefrvous plus Valère, qu'on vous donne?
CHLOi.
Tu le vois bien , Lisette , il n'y faut plus songer. D'ailleurs, long-temps absMt, Valère a pu changer: La diâ9i|iatîon , l'ivresse de son âge , Une ville où tout ptatt, un oondé où tout engage , Tant d'objets séduisants , tant de divers plaisirs , Ont loin de moi san» doute emporté ses désirs. Si Vatèrem'aimoit, s'il songeoit que je l'aime, J'aurois dû quelquefois l'apprendre de lui-même. Qu'il soit heureux du moins ! pour moi j'obéirai : £ux ennuis de l'exil mon cœur est préparé ; Et j'y dois expier le crone involontaire D'avoir pu mériter la haine de ma mère.
A quoi l'éves-tu donc? tu ne m'écoutes pas.
LISETTE
Fort bien... Voilà de quoi nous tirer d'embarras... Et sûrement Florise...
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3i8 LE MÉCHANT.
CHLOË
Eh bien?
Mademoiselle, Soyez tranquille; allez, fiez-vous à mon zélé; Nous verrons sans pleurer la fin de tout ceci. C'est Cléon qui nous perd , et brouille tout ici : Mais malgré son crédit je vous donne Valère.
J'imagine un moyen d'éclairer votre mère Sur le fourbe insolent qui la mène aujounUmi; Et nous la gaérirons du goût qu'elle a pour lui : Vous verrez.
CHLOÉ
Ne fais rien que ce qu'elle souhaite :
Que ses vœux soient remplis , et je suis satis&ite.