LE SIÈCLE PASTORAL
Ne peins-je point une chimère?
Ce charmant siècle a-t-il été?
D'un auteur témoin oculaire En sait-on la réalité?
J'ouvre les fastes : sur cet âge Par-tout je trouve des regrets; Tous ceux qui m'en offrent l'image Se plaignent d'être nés après.
J'y lis que la terre fiit teinte Du sang de son premier berger; Depuis ce jour, de maux atteinte , Elle s'arma- pour le vrager.
Ce n'est donc qu'une belle fable :
N'envions rien à nos aïeux;
En toat temps l'homme fut coupable ,
En tout temps il fut malheureux.
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