ADIEUX AUX JÉSUITES
A M. L'XbBÉ MABQUET.
La prophétie est accomplie ,
Cher abbé , j e reviens à toi ;
La métamorphose est finie ,
Et mes jours enfin sont à moi.
Victime, tu le sais, d'un âge où Ton s'ignore.
Porté du berceau sur Tàutel ,
Je m'entendois à peine encore , Quand j'y vins bégayer l'engagement cruel...
Nos goûts font nos destins : l'astre de ma naissance
Fut la paisible liberté; Pouvoi&je en fuir l'attrait? Né pour l'indépendance, Devois-je plus long-temps souffrir la violence
D'une lente captivité?
C'en est fait ; à mon sort ma raison me ramène : Mais, ami, t'avouerai-je un tendre sentiment, Que ton cœur généreux reconnottra sans peine? Oui , même en la brisant , j 'ai regretté ma chaîne ? Et je ne me suis vu libre qu'en soupirant.
Je dois tous mes regrets aux sages que je quitte; J'en perds avec douleur Ifntretien vertueux; Et , si dans leurs foyers désormais je n'habite ,