‹ Œuvres choises de Desportes, BertautChapitre 44 sur 193 · ACTE I, SCÈNE VI. aij · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE VI. aij

Envoyés dès donain demoadent la.priaœsse.

C'est l'eapoir de l'état , et c'eH votrç promesse.

ÉDOUAIC.

Quelle image à mon cceur v<ne2-vous retracer ? Quel hymen ! Han , Voroestre , il n'y faut plus penser.

VOHC£3TB£>

Seigneur, que dites-vous? ^^e triste nouvellel...

Mais ntm , à la vertu , votre grand cccwr 6déle ,

Se respectant lui-même «• se» engagements ,

Ne démentira point a«s premiers aejibnients.

Votre parole auguste au tr<loe af^Ue Alipnde ;

La parole des rois est l'tHW^Ie du monde.

D'ailleurs vous le save» , la patrie a p^lé ;

Confirmé par la voix de l'état assemblé.

Votre choix par ce frein devient inviojbbl^ ■

D'afEreuxdangws9uivrt»ent}uictiangep^ntsemblable.

Ce peuple en sa fureur ne connolt plus ses rois

Dès qu'ils ont méconnu l'autorité des lois :

Le trône est en ces lieux ai| bcH-d d'un précipice.

Il tombe quand pour base il n'a plus la justice;

Et B) mon zèle ardent pour votre sûreté

M'autorise à parler avec ëiççéfitér

Contonplez lès majeurs des joius de nos ancêtres;

Leurs vertus sontnoslw,leurs malheurs sontnos maîtres.

Je dis pins; au-dessus des timides détours,

J'ose vous rappeler l'exemple de nos ]Our» :

Nous avons vu, seignesr, tomber ce diadùne;

Du trAne descendu, votre père lui-même

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Avant ses joars a vu son regae t^miné :

Il pouvoit vivre heureux et mourir couronné ,

S'il n'eût point oublié qu'ici pour premiers mattres

Marchent après le det les droits de nos ancêtres;

Qu'en ce même palais l'aldère liberté

Avoit déjà brisé le trône ensanglanté ;

Qn'ici le despotisme est une tyrannie ,

Et que tout est vertu pour venger la patrie.

ÉBOCARD.

Un trAtie environné des héros que j'ai fûts N'a plus à redouter de' semblables fbrfeits ; Et, si jusques à moi la révolte s'avance.

Tant de bras triomphants sont prêts pour ma vengeance. Quelle est donc la patrie? et lehrave soldat. Le vainqueur, le héros , ne sont-ils point l'état ? Quoi ! d'obscurs sénateurs , que l'orgueil seul inspire. Sous le litre imposant de zélé pour l'empire , Croiront-ils à leur gré du sein de leur repos Permettre ou retarder la<x)urse des héi%s?

Vainement on m'annonce un avenir luneste; Fondé sur ces appuis , je crains peu tout le reste. Héritier de leur nom , si j'imite vos rois , Je n'imite que ceux qui vous firent des lois; Ce n'est que des vainqueurs que je reçois l'exemple; Et, chargé d'un destin que Tuoiveis contemple , Je n'examine point ce que doit applaudir Un peuple audaôeux , mais fait pour obéir.

Tout ch^gement d'ailleurs platt au peuple volage;

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