ACTE I, SCÈNE, yi. aaj
C'est sur VévénemeDt qu'il régie son sufirage^ A quelque extrémité qu'où se soit exposé.
Qui parvient au succès n'a jamais trop osé.
VORCESTRE.
Puissiez-vous l'ignorer 1 mais , j'oserai le dire , La force assure mal le destin d'un empire.
Le peuple , aux lois d'uu seul asservissant sa foi. Crut se donner un père en se donnant un roi ; Il n'a point prétendu par d'indignes entraves. Dégrader la nature et &ire des esclaves.
Oo vous chérit, seigneur, c'est le sceau de vos droits : Le bonheur des sujets est le titre des rois.
ÉDOUABD.
Eh bien! vous le pouvez , procurez à l'empire - Ce repos , ce bonheur où l'Angleterre aspire. Non moins zélé sujet que.sage citoyen.
Bannissez la discorde; il en est un moyen.
On demande la paix ; je voulois la victoire; Mais au bo>iàeur public j'en immole la gloire , Si , changé par vos soins , ce sénat aujourd'hui Se prête à mes désirs , quand j e fais tout pour lui-: Vous avez son estime , et vous serez son guide. Du trône et de ma main que mon cceur seul décide: D'un douteux avenir c'est trop s'inquiéter, L'Ecosse dans les fers n'est plus à redouter. Vous donc qu'à mon bonheur un vrai zèle intéresse , Vous qui savezma gloire , apprenez ma foiblesse : Quand le sort le plus beau semble combler mes v«eux ,
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33o EDOUARD HI.
ConrDimé, tri<Knpliant, je ne suis point heurenx; Et cherchant tes hasards dans ma tristesse extrême , Si je fuis le repos, c'est pour me fuir nuMiëme.
VORCE8T1E.
Quel bien manque, seigneur....?
ÉDODAIID.
Un amour g^iéreaz Ne craint point les regards d'un mmlri votueux. Je vous estime assez pour vous ouvrir mon ame; Recevez le premier le secret de nia flamme :
Les grâces , tes ver^a s<mt au-dessus du sang , Et marquent la beauté que j'^éve h mon rang.
Pomras-tu sur mon choix me condanmer encore Quand tu sauras le nom de celle que j'adore?
Opère trop heureux 1... Mais quoi 1 vous frémissezl De quel soudain effroi vos sms sont-ils glacés?
VOflCESTBE.
L'orgueil n'aveugle point ceux que Thomieur éclaire , Et je suis citoyen avant que 'd'te-e père.
Mon sang seroit en vain par le sceptre illustré Si noi-m^ne à mes yeux j'étois déshonoré; Ces titres de l'tH-gueil , les rao^ , les diadèmes , Idoles des humains , me sont rien par eux-mêmes, Ce n'est point dans des nMns que réside Thonneur, Et nos devoirs remplis font seuls notre grandeur : Mais de vos sentimwtsje coonois la noblesse ; Maître de vous , seigneur, vainqueur d'une foiUesse, Vous n'immolwez pcnnt vos premières vertus ,
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