‹ Œuvres choises de Desportes, BertautChapitre 46 sur 193 · ACTE I. SCÈNE VI. s3i · texte numérisé non relu

ACTE I. SCÈNE VI. s3i

Etlapaîx, et la gloire, et peat-étre encor plus. Oui, je crains tout pour vous; vieilli sur ces rivages , J'en coonois les écueilt , j'm ai vu les nauirages. La plus foible étincelle embrase ce dimat, Et lien dans ces moeoMits n'est sacré que l'état. Qui TOUS ea diroît moins dans ce péril extrême Trabiroit la patrie, et llumnenr, et vous-même.

Votre xHe m'est ^er; nuûs un injuste efiroi Vous fait p<M^r trop loin vos alarmes pour moi. Élevé dans la paix , uourti dans des mkximea Dont le préjugé seul tait des drmts légitimes , Vous pensez qu'y sousinire et régner fbiblement Est l'unique chonia pour régner sûrement; Mais des mattpes du monde et des ^mes guerrièrei Le od étmd plus loin re85>eir et les Ituni^^s ; Et, cduroanant DOS foits , il apjH'MKl aiix étau Qu'un vainqnenr ^t Les kàs , et qu'il .n'en reçoit pas. Par quel ordre en efilet &utril que je. me lie Aux exemples des temps qui précédent ma vie ; Qu'esclave du passé, souverain sans pouvmr, Dans les erreurs des morts je lise mon devoir. Et que d'un pas trauM^nt je dioisisse mes guides Dans ce peuple oi^bé de luOuarques >tifflides , Qu'on a vus , l'un de l'-autre inùtateurs bornés , Obéir sur le trAne , esclaves couronnés?

Vous savez mes desseins, c'est i vous d'y répondre. On m'appiend qu'Eugénie est prête à quitter Londre :

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23a . EDOUARD m.

Qu'elle reste en ces lieux. Vous^néme en cet instant

Allez lui déclarer que le trdue l'attend :

Fiez-vous à mon sort , k quelque renommée,

Ou , s'il le faut enfin , au pouvoir d'une armée ,

De la Ibrce des lois que ma voix prescrira,

Et du soin d'y ranger qui les méconnoltra.

VORCESTRE. .

Vous voulez accabler un peuple magnanime; Vous voyez devant vous la première victime :

Oui , de mes vrais devoirs instruit et convaincu. S'il faut les violer, prononcez, j'ai vécu.

Je connois Eugénie, et j'ose attendre d'elle Qu'à tous mes sentiments elle sera fidèle :

Elle n'a pour aïeux que de vrais (àtoyens , Des droits de la patrie inflexibles -soutiens; Et le sceptre à ses yeux sera d'un moitidre lustre Qu'un refus honorable , ou qu'un trépas illtistre : Mais si, trompant mes soins, ma Elle obéiasoit, Si , changé jusque-là , sou cœur se trahissoit. . . Un exil étemel...

ÉDOCABD.

Arrêtez , téméraire ; Exécutez mon ordre , ou craignez ma ctdère.

Quant auxsoins de l'état, je saurai commander; Et je n'ai plus id d'avis à dei

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