ARONDEL, EUGÉNIE, ISMÈNE
ABOKDËL.
Dans ce séjour coupable où tdut change aujourd'hui , Où le» cœurs vertueux but pârdu leur appui , S par des 3entimenls>u-ileBsus du vulgaire Jusque dans ses malheurs la vertu vous est (Jière , Qu'en ces funestes lieux par vous je sois guidé ; Parles; daignez m'ap^rendre où Vorcestre est gardé.
EUGÉNIE
Généreux étranger,mortdlquejerévère, ,
Qui vous rend si sensible au malheur de mon père?
AKONDEL.
Vous sa fille! d bonheur'....
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s6o EDOUARD III.
EUGÉNIE
Quelle tendre pitié.
Quel héroïque efîbrt tous conduit?
AROKDEL.
L'amitié. .
D'tm cœur solide et vrai vantez moins la constance. Le devoir n'a point droit à la reoonnoissance; Le trAne est entouré duo peuple adulateur.
Et l'ami d'un bem«ux n'est souvent qu'un flatteur. J'étois de sa vertu l'adorateur fidèle; Elle reste & son cœur, je lui reste avec elle. Je serois ignoré dans ce séjour nouveau; Cor quoique cette cour ait été mon berceau , Mes traits changés aux lieux où j'ai caché ma vie Me rendent étranger au sein de ma patrie ; Mais puisque encor propice en ce jour de courroux Le ciel daigne m'entendre et m'adresser à vous, Madame , à vos regards je parois sans mystère; Vous voyez Arondel , l'ami de votre père.
Tandis qu'on ne l'a vu que puissant et qu'heureux. J'ai fui de la faveur le séjour festueux, Et je n'ai point grossi cette foule importune Qui venoit à ses pieds adorer la fortune; Mais lorsque tout s'éloigne, et qu'il est oublié, Jereviena,et voici le jour de Tamitié.
EUGÉNIE
O présage imprévu d'un destin plus prospère !
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