ACTE III, SCÈNE VIII. a6i
Puisqu'il TOUS rend à nous , le ciel est pour mon père.
AaONDEL.
(^land , pour lui rereuu, j'apportois des secrets Duâ aux soins d'un état heureux par ses bien&its, Quoi 1 je le vois trahi dans ces màues contrées Où je comptois revoir ses vertus adorées !
Quels lâches imposteurs ont causé ses revers? Tout abandonne-t-il Vorcestre dans les fers ? N'est-il plus à la cour une ame assez hardie Pour oser s'élever contre la calomnie?
O toi qui dans des temps dont je garde les mceiu^ Inspirois nos aïeux , et faisois les grands cœurs , Térité généreuse , es-tu donc ignorée.
Et du séjour des rois à jamais retirée?
^Nourri loin du mensonge et de l'esprit des cours. J'ignore de tout art les obliques détours; Mais , lihre également d'espérance et de crainte. J'agirai sans Ibihlesse et parlerai sans feinte : On expose toujours avec autorité La cause de l'honneur et de la vérité.
Commandez, j'obéis; nul péril nem'étonue:
Qui ne o^nt point la mort ne craint point qui la donne.
EUGÉNIE
Que pui»-je décider? vous^néme guidez^noi ; Je ne- sais que gémir en ces moments d'ef&oi. Voliax garde mon père, il en veut à sa vie; J'ai vu dans ses discours Ja bassesse et l'envie.
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ï69 ÉDOlJAnD III. ^
Ab! si dans cet instant des juges eonemiB
Décidoient qu'en secret... &hJ mylord, j'en frémis.
Allons, servez de guide à mon une égarée :
Dn lieu qui le renferme enviroonDiia l'eutrée;
Et SI -des assassins lui vont pMt%r.leiIanc,
Ils n'iront jusqu'à lai que couverts de mou sang.
AKONDEL.
Non ; il faut pins ici qu'une doulenr stérile. Forcez des courtisans la cohorte servtle; Conlondez l'imposture-, édaires l'équité, Et jusqu'au trâoe enfin portez la véiité.
Au zélé d'un ami laissez le ema, du reste; Vorcestre confondra cette ligue fiioeste;.
Ou , si pour le sauver mes soins sont supei^us , Quand il expirera je n'existerai plus.