SCÈNE VI
VORCESTRE.
Eh ! qui peut me chercher dans ces funestes lieux?
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368 ÉDOUABJ) III.
Est-ce un heureux secours que m'adressent les cieux ?
Quel que soit l'inconnu que je vais voir paroltre ,
Dieu juste, làis du moins qu'il ne soit point un traître;
Que je puisse par lui détruire un attentat,
Non pour sauver mes jours , mais pour sauver letat.
Où respire, oii gémit ma fille infortunée?
Tuconnois sa vertu, conduis sa destinée...
Quand j'éprouve des maux qui semblent n'être iaits
Que pour être la honte et le prix des forfaits ,
Jene t'accuse point, arbitre de ma vie;
Lorsque la liberté , l'ame de la patrie ,
Voit dégrader ses droits , voit tomber sa grandeur,
La mort est un bien&it , et non pas un malheur. . .
Ignoràt-on le sort que nous devons attendre ,
Et sous quels cieux nouveaux notre esprit va se rendre,
Le désir du néaut convient aux scélérats :
Non , je ne puis penser que la nuit du trépas
Éteigne avec nos jours ce flambeau de notre ame
Qu'alluma l'Immortel d'une céleste flamme.
La vertu malheureuse en ces jours criminels
Annonce à ma raison les siècles éternels :
Pour la seule douleur la vertu n'est point née;
Le ciel a lait pour elle une autre destinée.
Plein de ce juste espoir, je m'élève aujourd'hui
Vers l'Etre bienfeisant qui me créa pour lui...
Mais qui s'avance ici ?
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