SCÈNE VII
ARONDEL, VOaCESTRE.
VORCESTRE.
Quel dessein vous amène?
AROHDEL, renArassant.
Cher Vorcestre l . . .
VORCESTRE.
Que vois-je?Âhl jernencroisàpeiae...
Quoil c'est vous, Arondell c'est vous que je revois, Et que j'embrasse , hélas ! pour la dernière fois ! Dans cet instant mdé de joie et de tristesse De mes sens interdits soutenez la foiblesse... Que venez-vous diercher aux portes de la mort? Pourquoi m'avez-vous fiii dans un plus heureux sort? Quel désert à mes soins cachoit vos destinées ? Privé de vous , hélas ! j'ai perdu mes années \ Et ne vous voîs-je enfin vous rendre à mes souhaits Que pour sentir l'horreur de vous perdre à jamais?
ARONDEL
Ne donnons point ce temps à dlnutiles plaintes ;
Osez briser vos fers , et dissipez nos craintes.
Le jour déjà |dus sombre aide à tromper les yeux ;
Je reste ici : pour vous, abandonnez- ces lieuxj
Fuyez avec horreur une indigne patrie.
Déjà par mes consuls , par les soins d'Eugénie ,
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370 EDOUARD lil.
Udc barque s'apprête; allez, passez les mers; Vivez, si vous m'aimez. Cette gards, ces fers, Ces murs n'alarment point une ame magnanime; L'appareil de la mort n'étoonè que te crime; SoufÏTez qu'en vous sauvant l'intrépide amitié Prenne l'emploi du ciel qui vou» laisse oublié.
VOROBSTRE.
J'emploierois poUr la vie un lâche stratagème ! Je pourrois à la mort exposer ce que j'aime!
Je ne crains rien pour moi; pour vous seul j'ai frémi. Fuyez, abandonna un msibéureuxami.
Je sens commema-fin TiDstaut q»i noua sépare; Mais fiiyee , craignez tout dans ce palais barbare : ' Je mourra doublement si vous y péiiswz. -
ARONDSL.
J'aurois cru qu'en m'aimant rivaa m'estimiez uses Pour devoir m^épargoer le soiqtçon de la 'ôwDte , Et me croire au-dess'usdusortetdelaf^ainte.
Vous me connottrez mieux. Si vous voulez périr. Je ne voiis quitte point; ami , je sai^ nionrir. - Convaincu comme vous du néant de la vie , Pourrois-je regretter de me la voir ravie?
Aveugle sur son être, incertain', accablé.
Dans ce séjour mortel le sage est exilé ; Il voit avec transport la fin de la carrière Où doit naître à ses yeux l'immortelle lumière : Dans cette nuit d'erreurs la vie est un scnnmei] ; La mort conduit au joUr, et j'aspire au réveil.
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