‹ Œuvres choises de Desportes, BertautChapitre 95 sur 193 · SCÈNE XIII · texte numérisé non relu

SCÈNE XIII

ÉDOUABD, VORCESTBE, ARONDEL, EOGËNIE, ISMÉNE, GLASTON.

EUGÉNIE

Que servent les re^ts P laissez jouir moo cœur Du peu de temps qae doit lo'accorder ma douleur. liC croirai-je? 6 mon père ! une juste puissance A pimi Timpesture et sauvé l'innocence.

Quel heui^ux changement , comblant tous mes désirs , Dans rborreiu' du trépas m'o&e encor des plaisirs! Je renais im instant eu perdant la lumière; Je pois vous dévoiler mon ame tout entière:

J'ai trop long-temps gémi sous ce triste iardeau ; Il n'est plus de secrets sur le bord du tombeau... Je dois bénir le coup qui du jour me délivre : Victime de mon cœur, je ne ponvois plus vivre Que dans l'borrible état d'un amour sans espoir, Ou qu'infidèle aux lois, ainsi qu'à mon devoir. Pardonnez, ô mon père! aux feux que je déplore; Ils seroient ignorés sije vivras encore...

Oui , le ciel l'un pour l'autre avoit formé nos ccetuï : Prince... je vous aimois... je vous aime... je meurs.

VORCESTRE.

Hélas!

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