‹ Œuvres choisiesChapitre 10 sur 49 · LA SAINT-ANDRE · texte numérisé non relu

LA SAINT-ANDRE

A M. Desbois, grand bailli du Mâconnois.

^xpi^^ DUS voici de retour, solennité sacrée, (h^^Ç^ ^■ous qui renaissez tous les ans, r!à\JL% Où la mémoire révérée ^Sâ^K^ Du vaiuqeur de Patras ^ triomphera des temps

Jour heureux, où les destinées Offroient à vos désirs les moments les plus doux, Vous revenez, hélas! et mes jeunes années Ne reviennent point avec vous!

La fête étoit fondée, et la magnificence

D'.^dré Demeaux, votre filleul.

Grand saint, se fût fait conscience Dans ce jour solennel d'avoir mangé tout seul.

Alors une terrible guerre Dépeuploit le pays de perdrix, de poulets; Le vin rosé de Nuits et le gris de Tonnerre

N'étoient que le vin des valets.

C'étoit en ce moment où de flots de rasades

Le plancher étoit inondé.

Dont le plus fin des camarades A voit subtilement le danger éludé;

Une vile supercherie, Dont je m'accuse ici, me venoit à prof»os ; Moins de valeur bachique et plus de tricherie :

C'est amsi qu'on fait de vieux os.

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