SCENE II
CLÉOFÉ.
Au calme de l'espoir mon ame s'est rouverte : Le hasard tient encor l'entreprise couverte ; Par mes vœux , par mes pleurs le ciel seroit fléchi , Mon époux délivré , mon i)ays affranchi 1 Achevé, Dieu puissant, entraîne dans l'abîme Un monstre sur lui-même aveuglé par le crime. Mais quel nuage affreux sur Altdorff épaissi A mes yeux effrayés couvre l'air obscurci .' L'orage .est sur le lac, et la foudre qui gronde