‹ Œuvres choisiesChapitre 112 sur 244 · SCENE IL LE GRAND BRAMINE,LE JEUNE BRAMINE · texte numérisé non relu

SCENE IL LE GRAND BRAMINE,LE JEUNE BRAMINE

LE GRAÎTD BRAMINF.

Oui, c'est vous doni le zde Conduira de sa mort la pompe soleanelle.

LE JEUNE BRAMINE

Quoi ! les Européens accourus vers nos ports De leurs vaisseaux nombreux investissent ces liords; Tant de foudres lancés sur les murs de la ville De leurs coups redoublés ébranlent notre asile; Et c'est peu qu'aujourd'hui la guerre et ses fureurs Fassent de ce rivage un théâtre d'horreurs .' Au milieu des dangers, au milieu des alarmes. Que répand dans nos murs le tumulte des armes , Nous préparons encore un spectacle cruel , Qui me plonge d'avance en un trouble mortel ; Nous dressons ces bûchers consacrés par l'usage, Qui font du Malabar fumer au loin la plage. Non , je dois l'avouer , je ne pourrai jamais Accoutumer mes yeux à de pareils objets. Eh! ne peut-on sauver la victime nouvelle!" Son époux, dans ces lieux, n'est point mort auprès

d'elle; Elle ne l'a point vu dans ces derniers moments. Si puissants sur notre ame et sur nos sentiments , Où d'une épouse en pleurs l'époux qui se sépare Exige de sa foi cette preuve barbare ; Où, dans l'illusion d'un douloureux ennui , Elle voit comme un bien de mourir avec lui.

LEGRANDBRAMINE.

Qu'importe qu'en mourant il n'ait point reçu d'elle» l^e serment de le suivre en la nuit éternelle.^

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