ACTE I, SCENE IV. i i
Embrassent ma veugeance , et m'ont promis leur
main:
D'avanceàtousces nœuds leurcœuiétoit contraire ; Elles suivront leur haine autant que ma colère. Mais connois un projet où tu vas me servir: Leur haine étoit trop peu pour me les asservir. Trop peu pour m'assnrer de leur obéissance; Ces préjugés d'hymen, trahissant ma vengeance . Au moment de frapper pouvoienl glacer leur main : .Sans vous, leur ai-je dit, un oracle certain Condamne votre père à périr par nn gendre ; Vous seules du trépas vous pouvez me défendre: Qui vous donna le jour, doit le tenir de vous : Choisissez entre an père et d'odieux époux. Je leur ai peint ces cou{)s cruels, mais légntinies ; .l'ai plaint leursoi t, le mien, et jusqu'à mes victinio, ! Enfin , ai-jc ajouté, mes jours sont à ce prix. Alors l'incertitude a qnilîé leurs esprits, El je leur ai soudain distribué sans peine Tons les poignards vengeurs aiguisés par la haine : D'aucun secret remords loin d'être combattu. Leur cœur se fait du meurtre un acte de vertu. Idas , pour rompre ainsi les nœuds de deux familles, .l'ai le peuple à tromper encor plus que mes filles : Signale ici ton zèle: un fourbe sert mes vœux; Il m'a vendu sa voix, son honneur et ses dieux : Songe à le seconder, et que demain l'on dise : Danaiis s'est vengé ; mais le ciel l'autorise. Ce n'est pas sans rougir qu'aux yeux des nation?, .Te j)aroîtrai soumis aux superstitions; iVIais mon cœur sacrifie aux haines qu'il renfeinie L'orgueil de se montrer moins crédule et plus ferme : Pour subjuguer le peuple et pour mieux l'aveugic. . Souvent en apparence il faut lui ressembler.
IDAS.
Seigneur, vous connoîlrez ma prudence el mon zcli; ;