‹ Œuvres choisiesChapitre 202 sur 244 · A UNE PETITE FILLE DE QUATRE ANS · texte numérisé non relu

A UNE PETITE FILLE DE QUATRE ANS

Qui se plaisoit avec moi dans sa jeunesse.

Ixv feu qui dans les yeux pétille, A cette figure gentille

POESIES DITERSliS.

Dont soudain mon cœur raffola , Justement ^ dis-je , le voilà Qui, sans carquois et sans affiche , A Paplios laissant son tronsseaii ^ S'est avisé, pour faire niche, D'un corps de robe et d'un fourreau.

Je ne me suis trompé de gueie.

Tu n'y perdras guère à ton tour.

Si tu n'es pas le dieu d'Amour Tu seras quelque jour sa merc.

Tu semblois te plaire avec moi , Tu m'agaoois dans ta folie; M'aimerois-tu de bonne foi ?

Est-ce déjà coquetterie ?

Se i)eut-il .'* coquette à quaire ans ! Ah ! la nature est un grand maître , Et si par instinct tu peux l'être , Que sera-ce dans d'autres temps?

T'ai-je plu ? mais quel fonils y faire ? Ton goût n'aura pas de progrès ; A ton âge on est si lé;:ere !

On l'est encor long-temps aprts.

Dieux ! l'avenir me désespère ; Quand ma mignonne aura grandi , Je ne serai plus étourdi , Je n'aurai plus le droit de plaire.

De quelque grâce prinlaniere Chaque jour viendra te j)arer ; Mais que vais-je perdre à t'attpndre !

IN'ous n'aurons pu nous rencontrer ; Je te verrai volage et tendre, Dans l'illusion des beaux jours ,

loS POÉSIES DIVERSES.

Cueillir les roses des amours Quand je cesserai d'y prétendre.

Tout espoir devient superflu; Aujourd'hui tu ne peux m'enfendre, Et dans cpiinze ans le voudras-tu?

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