A MADEMOISELLE H
Pour le jour de sa fête.
O A IN TE Marguerite est passée.
Mai» votre fête ne l'est pas ; Et chaque jour, dans ma pensée , Je semé de fleurs tous tos pas.
Soit que d'une main à peau fine Vous buriniez quelques objets, Soit que d'une corde argentine Vous tiriez des sons pleins d'attraits . Ou soit que votre voix divine Embellisse quelques couplets ; Par-tout mèiue charme domine Sous vos doigts et dans vos concerts.
Pourquoi me demander des vers."* Ce tribut commun, j'imagine, N'a rien qui vous doive être doux :
On a trop prodigué l'offi-ande, Les Muses n'ont plus de guirlande, A mon avis , digne de vous.
Deux sœurs charmantes pour rivales Avec vous partagent les cœurs ; Si vous n'aviez point eu de sœurs .
Vous n'auriez, jamais en d'égales.
i5o POESIES DIVERSES.