‹ Œuvres choisiesChapitre 24 sur 244 · ACTE III. SCENE TIT · texte numérisé non relu

ACTE III. SCENE TIT

SCE^E lil.

LYNCÉE, HYPERMNESTRE , tcuant m, puignurJ d'une main, et une lampe de l'autre, EROX.

LYNCÉE , reculant avec uii e'touuement mêle' d'horreur. Ciel ! que vois-je? Hypermnestre un poignard à la

main !

Dieux ! viendroit-elle aussi pour me percer le sein , Pour rejoindre Lyncée à ses malheureux frères ?

HYPERMNESTRE

.Ii; cherche ici Lyncée.

LYNCÉE, désespère'.

Achève mes misères. <).se trancher mes jours.

HYPERMNESTRE, jetant le poignard.

Je viens pour te sauver.

Quel soupçon ! que d'horreurs .' Dieu.K , c'est trop m'éprouver.

( précipitamment. ) Pour défeuch-e tes jours j'ai su tromper mon père ; Oui , j'ai pris dans sa main ce fer dont su colère Alloit sur mou refus armer un autre bras. Quitte ces lieux cruels où l'ou veut ton trépas : A promettre ta mort j'ai pu forcer ma bouche Juge si Ion danger m'épouvante et me touche ; l'uis, hâte-toi.

LYNC, É E.

Pardonne nu instant de fureur A ce cœur abîmé dans l'excès du niaibeur. HYPERMiVESTRE , rapidement.

I''iiis, dis-je : on veut ta mort; saisis pour t'en défendre Les instants rjn'on me laisse ici pour le siirjuendrc

3o HYPERMINESTRE.

Le roi dans ce dessein s'est éloigné de moi : Vers ces murs une issue est ouvtrte pour toi ; Cours : je n'ai, cherLyncée,à tant de maux réduite , D'espoir que dans la nuit, et de bien que ta fiiitc.

ty NOEE , avec injpçtuosito <>l liu-eur. Moi, que je fuie ! ô ciel ! que me proposes-tu ? Peux tu dans ces moments soupçonner ina vert»? Quoi ! d'horreur^ entouré sous ces lambris profanes. De mes frères sanglants j'entends gémir les mânes . Ici dans tous les miens je me vois égorger. Et je les trahirois ! non, je cours les venger.

HYPERMNESTRE

Les venger, et sur qui?

LYNCÉE

L'ignores-tu ?

HYrERMNESTiiE, avcc liorrour.

Barbare ' Quoi ! sur mon père .' ciel .' quelle rage t'égare ? Toi , mon époux , son gendre... ! ah dieux .'

LYNCÉE, furieux.

Oui , c'est sur lui.

Sur lui-même, ou je suis son complice aujourd'hui, .rirois jusqu'aux enfers, dans ma fureur extrême, L'arracher aux tourments pour me venger moi-même. Laisse-moi. ( il s'éloigne. )

HYPERMNESTRE , touiLant assez loiu Je son luari, les liras tondus vers lui, tandis qu'il tombe lui-même ilans Icf. liras d'Erox , accaLlc de la doideur de sa femme et de sa propre fureur.

Ciel ! arrête , et vois tout mon effroi : Je tombe â tes genoux pour uq père et pour toi.

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