L Y N CÉ E
Imposteur exécrable.
Tu veux <\ne\e paroisse un vil traître! un cou[)able! Ah ! pcrlide!
Soldats, qu'on l'entraîne.
HYrKRMNi:siRE, sc jetant au-dcvunl (les soldats.
Arrêtez , r>arbares ! que d'horreurs ! quelles extrémités ! Où me lédnisez-vous.' tout mon cœur se déeiiirc:
/,6 HYPERMNESTRE
Ah ! s'il vous faut du s.iug , qu'il vive , et que j'expire !
Hélas .' de tous les siens en apprenant le sort Lyncée étoit en proie au plus affreux transport; Sa rage d'aucun frein ne sembloil retenue; Mais, seigneur, quand il vit son épouse éperdue Combattre par des pleurs son CDUiroux trop aigri , Quand il me vit trembler, il en fut attendri; Tout plein de son injure, il promit à mes larmes De n'oser se venger que par le sort des armes : Les larmes d'une épouse arrètoient son courroux', Les mêmes pleurs ici ne ])ourront rien sur vous:' De la pitié Lyncée écontoit le murmure ; Il cédoità l'amour, cédez à la nature.
Tu m'implores en vain , elle est muette en moi : Ma loi, le nom de père, ont été vains pour toi; Me venger, te punir, est l'espoir qui me llatte : Tu l'aimes, il mourra ; c'est perdre trop , ingrate, Ma vengeance en menace et le temps en délais. Préparez son supplice aux portes du palais; lledouLlez son escorte : allez ; qu'on les sépare.
LYNCÉE
Adieu : ma mort te laisse au pouvoir d'un barbare , Mon supplice est affreux.
H V TER M N ESTR E.
.le meurs si tu péris.
( Ou cutraîue Lvuce'c d'un côu' , Hypermne.slre de r.iulre.)