I. Y jV C É E
Vous voulez voir renaître un sentiment si doux ; Ah! d'Hypermuestre enfin connoissez donc l'époux : Seigaeur, le sitng nous lie, et je suis votre gendre : C'est peu; j'aime Hypermnesf re ; à l'amant le plus
temlre .Tugez tout ce qu'inspire à jamais ce grand jour : L'hymen , saint par lui-même , est plus saint 2)ar l'amour; Oui, j'en jure les dieux et ma flamme immortelle, Dans l'univers entier mon cœur n'eût choisi qu'elle. De vos mains sans regret vous formez un tel nœud; Ah ! j en suis plus heureux, l'étant par votre aveu. Dieux ! quel charme pour moi de vous nommer mon
père .' Quil est doux dechérirceux qu'il faut qu'on révère! Attendez tout, seigneur, du plus tendre re.-pect : Non , je ne puis vous être odieux ni suspect ; En accordant sans peine Hypermne.stre à ma flamme . Vous vous êtes acquis trop de droits sur mon ame : Quoi que je fasse enfin , quand vous comblez mes
vœux , Je paroîtrai sensible , et vous seul généreux.
lo HYPERMNESTRE.