POUR LA PRESENTE EDITION V
lecteurs de voir ou les variantes ou les pièces entières dont on ne cite ici que des fragments, nous renvoyons, pour chaque morceau, à la dernière édition des Œuvres comjiUtes de Ronsard, celle de M. P. Blaucheraaiu, danslaBiljliolhèqueelzévirieune de P. Jannet (1857-18G7).
Nous ne nous sommes pas contenté de mettre en tête du volume la courte notice qui précède le volume de 1828, nous avons fait suivre cette notice de la double étude que M. Sainte-Beuve écrivit sur Ronsard en 1855.
Nous ajoutons à la fin du recueil le petit Abrégé de Tart 2^oêtlque françois que Ronsard a tracé pour son disciple Delbenne ou Del Bene. Ce petit traité achève de nous faire connaître les idées de Ronsard sur son art ; il est comme le complément de la Préface de la Franciade; on y remarquera la justesse des principes généraux en même temps que la singularité de certains procédés de style et de versification.
Louis MOLAND.
JJE L'ÉDITION DE 182i
On n'a fait jusqu'ici que des choix fort incomplets et fort maladroits de Ronsard. II convenait pourtant de mettre le public à même de juger de cette grande renommée déchue, et d'en finir, une fois pour toutes, avec une question littéraire qui jette tant d'incertitudes sur le berceau de notre poésie classique. J'ose espérer que le choix qu'on va lire sera définitif : s'il ne trouve point grâce et faveur, Ronsard aura encore une fois perdu son procès, et j'aurai été la dupe d'une illusion de jeune homme. C'est toutefois avec confiance que je me présente, les pièces en main. Dans les commentaires qui sont joints au texte, j'ai fait usage, pour toute la partie érudite, des anciens commentaires de Muret, Belleau, Richelet, Garnier, Marcassus. Ces excellents hommes seraient heureux, j'en suis sûr, de savoir que ce larcin peut être bon en quelque chose à leur cher et grand Ronsard. J'ai de plus essayé de motiver mes