‹ Œuvres choisies. Avec notice, notes et commentairesChapitre 85 sur 135 · ODELETTE · texte numérisé non relu

ODELETTE

Jannk, en te baisant tu me dis Que j'ay le chef à demy gris, Et tousjours me baisant tu veux De l'ongle oster mes blancs cheveux.

Comme si le poil blanc ou noir Sur le baiser avoit pouvoir.

Mais, Janne, tu le trompes fort, Un cheveul blanc est assez fort

' Ed. P. Bl., t. II, p. 288.

Pour te baiser, pourveu que point Tu ne vueilles de l'autre poiuct. *

Ceci rappelle l'épigramme de Martial :

Quid me, Thaï, senem subindè, dicis ?

Nerao est, Thaï, senex ad irrumandum.

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