L'IMMORTALITÉ
De quels charmes tu m'environnes!
Que je sens près de toi d'amoureuses fureurs ! Comme ils sont parfumés, les baisers que tu donnes î En les cueillant, je crois cueillir des fleurs, Telles que les vergers d'Hymette En fournissent dès le matin A ces filles de l'air, qui sur la violette. Et l'œillet et le lis, vont chercher leur butin. Le souffle de ta bouche est comme une rosée Qui court de veine en veine, enivre tous les sens. Fait couler à longs traits dans mon âme embrasée Le délire, les feux, le nectar des amans. Poursuis, poursuis, encore une caresse, Et je deviens immortel dans tes bras; Mais ce titre n'est rien et ne me séduit pas. Si ma flamme, à son tour, ne te change en déesse.
LKSBAISERS I^
Ah ! l'immortalité ne sied bien qu'aux Amours. Sous la même couronne il faut qu'ils nous unissent ; Si je ne vis pour toi, si nos plaisirs finissent, Qu'importe, Iiélas ! que je vive toujours?