‹ Œuvres choisies; avec une introdChapitre 71 sur 74 · THÉMIRE · texte numérisé non relu

THÉMIRE

J'ai vu Thémire dans nos champs; Comme à la ville elle y sait plaire.

Thémire écoutoit mes accens.

Amour, Thémire étoit bergère !

Elle étoit belle sans apprêts ; Les lieux où brillent ses attraits Sont toujours ceux que je préfère.

Sous un bosquet, sous des lambris.

De triompher elle est bien sûre ; Les cheveux chargés de rubis, Le front couronné de verdure. Près d'elle tout paroît charmant ; De tout elle fait l'ornement.

Et rien ne lui sert de parure.

Si l'art quelquefois la séduit

Dans le séjour de l'impoiture,

Bientôt le sentiment l'instruit

Et la ramène à la nature :

Oui, c'est une onde que les vents

Troublent pendant quelques momens,

Mais dont la source est toujours pure.

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