‹ Œuvres choisiesChapitre 6 sur 67 · VI INTRODUCTION · texte numérisé non relu

VI INTRODUCTION

Au mois d'août 1784, voyageant en Bourgogne, accompagne de sa charmante fcn^nic et de son fils aine, le chevalier voulut faire inoculer cet enfant à Semur. Il gagna la petite vérole en restant constamment près de son fils, comme il l'avait fait lors de l'inoculation des princes, et, le 24 septembre 1784, i7 succoniba prématurément . Quatorze ans plus tard sa femme mourut, très jeune aussi, dans des circonstances analogues. Elle était âgée de seize ans à peine quand elle épousa l'aimable officier-poète.

Au XVIII^ siècle, et surtout « la fin, les petits vers étaient extrêmement répandus. L'abbé Kaynal, — qui a rédigé les années ijb3, 1734 cl 1755 de la Correspondance de Grimm, — écrivait dans ce curieux recueil, le i5 aoi^it 1753 : « On entend souvent dire : le siècle est prosaïque ; on ne veut plus de vers, on ne les lit plus. Cette plainte est d'autant plus mal fondée qu'il n'y a point d'homme du monde aujourd'hui qui ne fasse des vers pour s'amuser, pour chanter sa maîtresse et ses amis : le goût de la poésie est donc général, n

Kaynal avait cent fois raison, et, parmi les hommes d'esprit qui rimaient agréablement et facilement, il y a un peu plus de cent ans, le chevalier de Bonnard

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