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EN LUI ENVOYANT LE RECUEIL INTITULÉ LES GRACES

Voilà, Madame, les Grâces de la première édition, qui valent bien celles de la seconde. Vous serez sûrement contente de la comédie de M. de Saint-Foix, et des jolis vers de M. le cardinal de Bernis et de M. Dorât. Je ne sais si vous le serez autant de la dissertation sur les Grâces. Ces deux mots sont, à ce qu'il me semble, étonnés de se trouver près l'un de l'autre :

C'est bien assez de les sentir.

Je suis toujours tenté de plaindre

Celui qui veut les définir;

Il faut les aimer, les servir.

Les invoquer, et non les peindre.

Malheur cent fois à ce savant

Qui, dans ses pages éternelles,

Les analyse doctement ! ^

Tout dissertateur est pédant.

Et ne fut jamais connu d'elles.

Oh ! combien j'en sais qui font peur

A ces Grâces si fugitives,

Si folâtres et si naïves.

Qu'on attire par la douceur,

Mais qu'on ne rend jamais captives!

Quand, pour les fixer sur leurs pas, Tant de belles de tous états Consument en vain leur adresse, Vous seule ici ne savez pas Qu'avec vous elles sont sans cesse; Qu'on les voit dans vos jolis yeux Animer de leurs plus doux feux La négligence et la paresse; Qu'elles sont dans vos airs boudeurs, El dans vos propos enchanteurs...

En les épiant sur vos traces, J'irai leur présenter des vœux.

Mais que dis-je, hélas! malheureux!

Quand à trente ans on est goutteux.

Peut-on sacrifier aux Grâces?

Page 3 (2" vers de la réponse de M. de Bouffiers). — L'édition de 1791 porte :

Et U miel qu'il répand...

Mais nous adoptons la variante de 1824, l'éditeur d'alors ayant corrigé ce vers d'après le manuscrit. (A. P.)

i3, vers 27. Il n'est pas ici question de Lucrèce, dame romaine dont chacun sait la triste aventure, mais de Lucrèce, poète philosophe, qui avait sur l'amour les mêmes idées que M. de Biifîon. (Voyez le quatrième livre de son poème de la Nature des choses.) On a cru devoir cette explication aux dames, qui, généralement, connaissent plus la chaste Lucrèce que le poète Lucrèce. {Note de l'éditeur de 1791.)

23, 4. Le beau château de Bercy, près de Paris.

25, 22. M. le comte de Maillebois, lieutenant général des armées du Roi, sous lequel M. de Bonnard avait servi quelque temps.

27. M. le comte de Bissy, lieutenant général, membre de l'Académie française, etc.

29. M. le comte du Puget d'Orval, depuis colonel d'artillerie et sous -gouverneur du premier dauphin, fils de Louis XVI.

Page 32. M"*^ de Flavignerot.

37, V. 9. M, de Monibeillard a composé plusieurs volumes de VHisloire naturelle de Buffon, et s'y est inontié le rival de ce grand écrivain.

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