‹ Œuvres choisiesChapitre 118 sur 121 · COUPLETS · texte numérisé non relu

COUPLETS

Sar l'air d'Albanèse : Mon jeune cteur palpite.

Lise, entends-tu Forage?

Il gronde, Tair gémit:

Sauvons-nous au bocage...

Lise doute et frémit.

Qu'un cœur foible est à plaindre Dans ce double danger î C'est trop d'avoir à craindre L'orage et son berger.

Mais cependant la foudre Redouble ses éclats ; Que faire et que résoudre?

Faut-il donc suivre Hilas?

De frayeur Lise atteinte Va, vient, fuit tour-à-tour :

On fait un pas par crainte, Un autre par amour.

Lise au bosquet s'arrt'ie Et n ose y pénétrer; Un coup de la tempête Enfin Ty fait entrer.

La foudre au loin s égare, On échappe à Mt traits ; Mais ceux qu'Amour prépare Ne nous manquent jamais.

Ce dieu, pendant lorage, Profite des moments :

Caché dans le nuage, Son œil suit les amants.

Lise de son asile Sortit d'un air confus...

Le ciel devint tranquille :

Son cœur ne Tétoit plun.

Page 1