‹ Œuvres choisiesChapitre 30 sur 121 · ACTE I, SCÈNE I · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE I

Caliste employa tout; et ses douleurs funestes

Dévouèrent ma tête aux vengeances célestes.

Ah ! du moins sauvons-lui mon aspect odieux.

C'est son père, en un mot, que j'attends en ces lieux.

Il ignore un amour détesté par sa fille.

Mes feux, toujours cachés au sein de sa femille.

Dans l'ombre et le silence avec soin renfermés ,

Ne brillèrent qu'aux yeux qui les ont allumés.

Mais cependant, ami, que prévoir et que craindre?

Que me veut Sciolto? Lasse de se contraindre,

Caliste , abandonnée aux cris du désespoir ,

A-t-elle révélé l'attentat le plus noir?

Ah! peut-être Altamont, ce rival que j'abhorre,

Au temple de l'hymen l'appelle-t-il encore.

Ce doute est trop affreux! quel que soit mon malheur.

Allons, que Sciolto m'en découvre l'horreur.

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