LES ACTEURS PRÉCÉDENTS, SCIOLTO
SCIOLTO
Quels farouches regards le perfide me lance !
CA Lothario , qui semble feiire un mouvement pour sortir.)
Viens , approche : est-ce à toi de craindre ma présence ? Quoi ! l'aspect de ces lieux enflamme ton courroux !
27» GALÏSTE.
LOT H A RIO
J'y reçus des affronts , mon cœur y fut jaloux. Ah ! peut-être y vas- tu combler mon infortune. Parle, et délivre-moi de leur vue importune. Que viens-tu m'annoncer , et quels sont tes desseins? Caliste a-t-elle mis le glaive dans tes mains?
SCIOLTO
Ma fille, vertueuse autant qu'elle m'est chère.
Tremblante pour les jours de son malheureux père ,
Frémit , épouvantée au bruit de ta fureur :
Barbare L ton nom seul la remplit de terreur.
Oui , si je consultois sa tendresse alarmée,
Ta mort auroit vengé ma famille opprimée.
Mais , tout impur qu'il est, ton sang est à l'état ,
Et dans le citoyen je pardonne à l'ingrat.
Gènes veut à sa gloire employer ton courage.
De la guerre sous moi tu fis l'apprentissage :
Je ne te parle point de tant d'autres vertus
Dont tu reçus l'exanple, et qu'enfin tu n'as plus.
Grâces à l'ascendant de ton destin funeste ,
Ton cœur est né féroce , et la valeur te reste.
Au nom de la patrie et de ton souverain ,
Du glaive de l'état je y'iexks armer ta main.
Ce peuple méprisé, ce perfide insulaire.
Ennemi des Génois , dont il est tributaire,
lie Corse , qui , cédant à la nécessité ,
Nows vendit tant de fois sa foible liberté ,