SUR LES DISPUTES MUSICALES
Air des Trembleurs.
A VOIR messieurs les Gluckistes Avec messieurs les Ramistes Et messieurs les Piccinistes Perpétuer leurs débats , Je crois yoir les Jansénistes Querellant les Molinistes , Et cherchant noise aux Thomistes En se disputant le pas.
Les premiers , dont la manie Dégénère en calomnie , Trouvent Rameau sans génie , Et soutiennent au procès Que l'auteur dlphigénie, " Du fond de la Germanie, Apporte enfin l'harmonie Aux imhécilles Français.
(7«) Les seconds, que cela choque.
Disent que Gluck est baroque ; Qu'en France avant son époqucr Le vrai beau se décida -, Et qu'il n'est point équivoque Que Rameav , dont on se moque , Seul le tira de la coque Avec les fils de Léda. '^
Les troisièmes , qui font clique Pour Picdni le tragique y Par maint bravo fÎBuiatîqiae Voudraient le proclajmer roi , Et démontrer sans réplique Que Rome est le centre unique De l'excellente musique.
Aussi bien que de lu foi.
Oui , par malheur voilà comme De ce trio qu'on venoiaoLe On veut nous prouver qu'en soihme Un seul membre a de bons droits.
Ventrei>leu, cela m'assomme !
Partageons plutôt la pomme ; Pourquoi ne voir qu'on grand homme Où nous pouvons en voii' trois?
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