Ï)U PAIN D£ SEIGLE
Aia : Dam la paisc et i*iiinoeeDtfè*
Ci'est à plus d'un titre , certes^ Que du cher Cadet-de-Vaux Nous prisons les découyertes Et vénérons les travaux ; Mais quand il prescrit le seigle A tous ses concitoyens , Voudrait-il à cette règle Soumettre les Cancalliens?
La mode , 6 mes camarades I Nous force-t-elle à fléchir.
Et sommes-nous si malades Qu'on nous doive rafraîchir?
Par sa coideur détestable Le seigle , inspirant Tennui j Nous ferait pétrir à table Des couplets lourds comme lui.
( ^77 ) Lmgnet dans mainte brockttfe Etablit ayec raison Qu'un pain né de la levure Est par lui-même tm poison :
Or, d'un pain blanc comme albâtre »
Si maître Linguet Fa dit , Qa'eùt-il dit d'un pain mulâtre Qu'on- prétend mettre en crédit?
Je tiens qu'il yeut être dupe , Ou qu'il a l'esprit troublé , Le convive qui s'occupe D'orge , de seigle ou de blé.
Lorgnant mon pain face à face y Moi j'en al toujours conclu Qu'il est , tel blanc qu'on le fiasse ^ Un aliment superflu.
C'est donc en vain qu'on imprime Que les pains cuits par Hédé ^ Sont le résultat sublime De maint docte procédé :
Je les crois dignes d'éloges , Même d'un prix infini ; 4 Mais qu'il les porte à Limoges ; ce sera pain béni.
Bavons tous à tasse plaine , Et liguons-nous, mes amis, Pour que jamais chez fialaine Ce pain bis ne soit admis , Ou derrière nos épaules Demain Paris ya crier :
Vous ayez na^ngé y mes drôles , Votre p^ .blanc le premier.
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