‹ Œuvres choisies d'Antoine Pierre Augustin de PiisChapitre 94 sur 165 · LE VIGNERON DE NOGENT · texte numérisé non relu

LE VIGNERON DE NOGENT

Air de FAuteur ^ noftd N« 6.

— La terreur a glacé mSn àme; Là haut devers Nogent retentit le tocsin ^ Et je vois, si fai Toeii bien sMn, Sur la ville une large flamme :

Grand Dieu , témoin de non totorment,.

Sauvez ma femme et mon edtant ! *

Avançons j la cloche effrayante

Redouble dans les airs son triste tintement :

Rien n'appaise Fembrasement ^

Car la rougeur du ciel augmente.

Sauvez ma cave y 6 Dieu puissant !

Après ma femme et mon enfant !—

(5iO

Tel était le sombre langage Du vigneron Lucas revenant de Paris.

On sait qu'il a soin d'être gris Quand il fait ce fameux voyage; Tout pâle il rentre dans Nogent , Et voit le feu de la Saint-Jean.

— Ah! dit41, que j'étais donc béte De prendre pour tocsin carillon tant joyeux» Et pour un incendie affireux Le feu de la Saint-Jean ma fête !

Dansez , ma femme et mon enfant , Autour 4u feu de la Saint Jean«

Béni soit ce feu salutaire Dont la cendre jetée avec dévotion Pairmi les^^rignes du canton Le& préservera du tonnerre !

Tournons , et tourne tout Nogeni Autour du feu de la Saint-Jean !

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