‹ Œuvres choisies d'Etienne Pasquier (volume 2)Chapitre 10 sur 82 · J)E LA FRAIS CE · texte numérisé non relu

J)E LA FRAIS CE

Moindre soit l'artlenr de ton <'ipre flambeau,

Arclierot oiseau ' : Ou si mon tourment renouvelle toujours, il me faut trancher le lilet de mes jours. Sur ce traître enfant je serai le plus fort,

Quand je serai mort.

Le mêniePasseratfitune autre ode, telle qu'est celle d'Horace fjiii se commence : Miserarum estneque amoridare luduin '.

Ce petit dieu, colère archer, léger oiseau ,

A la |)artui ne me lairra que le tomheau. Si du grand feu que je nourris ne s'amortit la vive ardeur.

Un été froid, un hiver chaud, me gèle et Innd,

Mine mes nerfs, glace mon sang, ride mon front : Je me meurs vif, ne mourant point, je sèche au lempsilema vcrdtur.

Sotte, trop tard à repentir tu te viendras ;

De m'avoir fait ce mal à tort tu te plaindras : Tu attends donc à me chercher remède au jour que je mourrai ?

D'un amour tel méritait moins la loyauté

Que de goûter du premier fruil de ta beauté.' Je le veux bien, tu ne veux pas ; tu le voudras, je ne pourrai^.

Nicolas Rapin, lieutenant criminel de robe courte dans Pari.s, homme qui sait aussi bien s'aider de la plume, en'vers latins et français, que de l'épée, quand la nécessité de son étatlerequiert, entre antres épitapbes faits en l'honneur de Pierrede Ilonsard, le voidut honorer de cetui que je veux ici insérer tout de son long : car c'est une pièce qui me semble le mériter, tant en riiouneur de celui qui l'a faite, que pour celui qu'elle fut faite.

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