LETTRE XXXIX
A messire Achille de Harlay, conseiller d'État.
Comment Pasquier s'était rendu solitaire , pour conserver sa sant«.
Puisque, contre l'opinion des vôtres, qui se faisaient accroire ce qu'ils désiraient, vous êtes fermé à la sobtude**, il me plait, étant dès piéça maître passé en celte profession , de vous gouverner à bon escient sur ce sujet : car, encore que je sois un autre chartreux dedans ma maison , si ne le suis je tout à fait , pour n'avoir, comme lui, voué le silence avec la solitude. Eh pourquoi donc ne me sera-il loisible de ra'échapper, et jouir du privilège de mon âge qui ne se plait qu'à déplaire par son babil ? Ce ne sera pas la première fois que contre votre concluer' un avocat impudent ne se sera pu étan-
' c'est le Parce dctorta d'Horace ; ^ C'est la lettre 9 du liv. XXII ; cf.,
ylii poét., V. 53. dans les Lettres , XIX , 8 et 9 : la der-
'^ Lenr mise en œuvre , leur habile nière citée reproduit, d'ailleurs, d'une
emploi... manière presque identique celle que
•^ Arlpoèt., V. 72. l'on va lire.
^ Ipsce res verba rapiunt, a dit Cicé- ^ 11 était alors retiré « dans sa belle
ron, De Finib. bon. et mal., 111, 5 ; et maison de Stinx, proche ei voisine de
pareillement Horace , dans son y4rt Paris, » dont il a été parlé, p. 305 de
poétique, v. 311 : ce volume.
Verbaquc piovisam icni non invita se- 7 Ou plutôt : contre vos conclusions,
[quentur.] Déjà, d'ailleurs, au seizième siècle, on
Tous les grands critiques modernes ont disait plus ordinairement coHc/ure.-con-
reconnu et proclamé la justesse de cjuer était une forme vieillie, cette pensée.
cher. El loutel'ois, pour moins vous allédier, je proteste de ne vous enfiler ab ovo ma solitude (ce serait une histoire de sept ans), ains seulement d'une année , je veux dire depuis ma dernière maladie , à l'issue de laquelle mon médecin, prenant congé de moi, me remontra que j'avais deux grands ennemis à combattre , l'importunité de l'hiver, à laquelle nous étions sur le point d'altoucher, et l'ancienneté de mon âge, qui m'accompagnerait jusqu'à la mort ; partant, me conseillait de garder la chambre, atin de ne plus garderie lit. J'étais lors encore faible , et non du tout revenu : au moyen de quoi j'y acquiesçai fort aisément; mais reprenant peu à peu mes forces, et ayant (comme il me semblait) repris mon embonpoint tout à fait , je commençai de faire le procès au médecin , et paraventure à moi-même. « Quoi, sera-il dit que je ferai de ma maison ma prison? Cela était bon quand je ne battais que d'une aile; maintenant que je suis, grâce à Dieu, plein de force et de santé selon mon âge, pourquoi me bannirai-je des compagnies? Pourquoi ne verrai-je les hommes doctes , mes amis , qui m'étaient autant de leçons? Ce me serait une nouvelle maladie d'esprit, qui , au long aller, me causerait une plus forte maladie du corps. C'est une règle commune ,-ea l'école des médecins , qu'il faut employer les médicaments selon la température des corps : tellement que de faire passer par une même chausse ' le remède du corps fort avec celui du faible , ce serait du tout errer contre les règles de l'art. » Me chatouillant de cette façon pour rire , je me voulais lâcher la bride et visiter mes amis , quand mon lils de Bussy et sa femme , qui font leur résidence avec moi , me voyant eu ces altères ^, m'assaillirent brusquement en cette façon, pour m'en détourner : « Comment , mon père , me dit l'un ; comment , monsieur, me dit l'autre, avez- vous mis en oubli votre maladie? Vous n'êtes plus ce qu'avez été autrefois. Un an de votre âge présent en emporte dix du passé ; et vous, chargé d'ans , vous fraîchement relevé d'une maladie, pensez obtenir contre les importunilés de l'hiver ce qu'un jeune homme fort et plein de santé serait bien empêché de gagner? C'est trop vous flatter, c'est trop abuser de votre âge : la rechute^ en toutes personnes est plus à craindre que la maladie première; mais
' l.ncution proverbiale : appliquer ^ Incertitudes, troubles d'esprit... indifféremment, confondre. Au propre, ^ Ainsi porte l'édition de 1619 ; celle
rhausse était, suivant l'explication de de 1723 donne renchute : on disait en
Nicot, 0 l'habillement de la jambe d'un effet ésalement, au temps de Pasquier,
homme ou d'une femme, s rechci.ir ou rencheuir poiiv retomber.
LETTKKS. 419
au vieillard qui porte (juant et soi une maladie incurable , c'est assurance de mort. »
Me voyant combattu d'une si juste colère , je fus contraint d'obéir au médecin, mais beaucoup plus âmes enfants : médecine, du commencement, non moins amcre à mon esprit que celle du corps à la bouche. Mais entendez quelle opération elle a faite en moi. Après m'étre banni des affaires, tant de la chambre des comptes que du palais , encore voulus-je éloigner de moi le soin de mes affaires domestiques, lesquelles j'ai du tout résignées à Bussy : de sorte qu'étant maintenant réduit en ma chambre, voici l'économie que j'y garde. J'ai d'un côté mes livres , ma plume et mes pensées ; d'un autre, un bon feu , tel que pouvait souhaiter Martial , quand entre les félicités humaines il y mettait ces deux mots : focus perennis'. Ainsi me dorlotant de corps et d'esprit , je fais de mon étude une étuve , et de mon étuve une étude ; et en l'un et l'autre sujet je donne ordre qu'il n'y ait aucune fumée : au demeurant , étude de telle façon composée, que je ne m'asservis aux livres, ains les livres à moi. Non que je les lise de propos délibéré pour les contredire ; mais tout ainsi que l'abeille sautelle d'une fleur à autre, pour prendre sa petite pâture dont elle forme son miel , aussi lis-je ores l'un , ores un autre auteur, comme l'envie m'en prend , sans me lasser, ou opiniâtrement harasser en la lecture d'un seul : car autrement, ce ne serait plus étude, ains servitude pénible '. Ainsi mûrissant par eux mes conceptions, tantôt assis, tantôt debout, ou me promenant , leurs auteurs me donnent souvent des avis , auxquels jamais ils ne pensèrent, dont j'enrichis mes papiers : je vous prie me dire si je serais repris de ce noble larcin en la république de Sparte.
A la vérité, sur ce premier dessoin, je fus quelque peu visité par uns et autres miens amis ; mais voyant , ce leur semblait, que je m'étais du tout voué à une vie solitaire , ils me payèrent en
' Voy. les Epigr., X, 47 : heure... C'est la meiUenre munition Vli.Tm quae faciunt beatiorpm, Que j'aie trouvée à cet humain voyage. Jiictinrlissimc .Majiialis, lisi- sunt : .le feuillette à cette heure un livre, à Kos lion parla labore, sed lelicta ; cette heure uu autre, sans ordre et sans Non ingralus agcr; focs percnn.s... dessein, à pièces décousues » : ni,3. a .le '- Cf. le passage charmant de Montai- ne cherche rien aux livres, dit-il aligne sur son commerce avec les livres : leurs. II, 10, qu'à m'y donner du plai- 1 J'en jouis comme les avaricieux des sir par un honnête amusement... Si ce trésors, pour savoir que j'en jouirai livre me fâche, j'en prends un autre. » quand il me plaira...; il.s sont à mon Comme l'asquier, le goût de la liherté ciité pour me donner du plaisir à mon le suivait jusque dans l'étude.
même monnaie quo fit saint Augustin le poëte Perse : il ne veut être entcmhi , ilisait-il , aussi ne le i-eux-je entendre '. En cas semblable, se faisant accroire que je ne voulais être vu , ils firent état (le ne me plus voir : chose qui du commencement me fut de difficile digestion , mais enfin l'accoutumance me la Ht trouver trèsdouce ; et comme d'une longue coutume on fait ordinairement une loi, aussi m'entrèrent plusieurs raisons en la tète, pour me persuader que ce m'était une belle chose de n'être point visité : « Je ne suis visité (disais-je), donc non discommodé de mes études, donc non détourné de mes meilleures pensées (qui n'est un petit avantage à celui qui a la plume en la main ), donc non affligé des affaires du temps ni de la seigneurie ^ ». Et à vrai dire, toutes les nouvelles dont on me repait , c'est quand l'un des miens me rapporte qu'il pleut à verse ; neige à tas ; gèle à pierres fendantes ; fait un brouillard épais , qu'on ne peut couper d'un couteau ; et que je suis très-heureux d'être confiné dans ma chambre , en laquelle , par un privilège spécial , je suis franc et quitte de toutes ces incommodités. Voilà comme, ménageant une santé à mon corps et tranquillité à mon esprit, !e jour ne me dure qu'une heure, et les heures un moment...^.
'Cet auteur, deveuu plus clair de intervint, et Venise eut encore, en 1613,
nos jours, grâce aux travaux d'haliiles de graves démêlés avec l'Autriche ;
critiques, a trouvé peu de faveurauprès v. Vllistoire de l'enise par M. Daru ,
des r-eres de l'Église, comme on a pu Pidot, in-8°, 1819, t. IV, p. 227 et 274.
déjà le voir, à la p. 19 de ce volume. Cf. Mais telle ne me paraît pas être ici
Bajie, Dict. crit., t. 111, p. 227, note G. cependant la signification de ce mot.
' Isou gêné par les grands : Ou ap- ■* La fin de la lettre renferme une es-
pelait seir/Heur/e, remarque Nicot, la quisse et un éloge de la longue car-
oompagnie des dames et des seigneurs, riére d'Achille de Harlay.Ce célèbre ma-
.s>!(;Hei(ne désignait aussi propriété et gistrat, que nous avons eu l'occasion de
commandement. Enfin par la Seicpieu- faire connaître, devait mourir en 161G,
ri«, pris absolument , on entendait ré- peu de temps après avoir résigné les
tat de Venise. 11 y eut en effet de 1605 fonctions qu'il avaitremplies avec tant
à 1607 des différends entre cette repu- de gloire. Voy. sur lui notre lissai ,
hlique et le pape Paul IV où la France p. XLI , et, dans ce volume, la p. 311.
A maître Nicolas Pasquier, mon fils, conseiller et maître des requêtes ordinaire de l'hôtel du roi.
Encore ne me puis-je étaucher », quelques raisons que me bailliez en payement par vos lettres : car tout ainsi que c'est chose trèsjuste qu'un père soit cru et ol)éi au mariage de sa fille ; aussi , eu cette même qualité, est-il ohligé de la marier quand son âge, sans parler, parle pour elle^. J'ajouterai qu'ores qu'elle n'ait en ce sujet autre volonté que celle du père , toutefois le père doit acquiescer à la sienne quand elle n'est déréglée. Voilà un merveilleux secret , iju'en ce grand et saint mystère de mariage une personne ait vo. iouté et non volonté tout ensemble : il est ainsi que je le vous dis. La même nature et le même cage qui commandent d'obéir au père mettent en l'âme de la fille je ne sais quels taisibles instincts: contre lesquels de seroidir, pour un père, quand il n'y a rien de malséant et disconvenable, quelque sagesse qu'il estime résider en lui, je l'eslimo n'être guère sage. Dieu vous a donné une lille, première-née que vos trcisenfants; et tout ainsi qu'elle est la première de naissance, aussi la vous pleuvis-je^ pour la première, tant en grandeur de corps que d'esprit : sage non-seulement par la conduite de sa tante *, sur laquelle je me repose pour cet effet ; mais aussi par un bon naturel ,
' C'est la lett. 10 du liv. X\ll. — autre âge. Vers la fin (tes Lettres de Pasqnier, les '^ Arrêter....
sujets dont elles traitent cessent d'être 3 On voit qu'un parti s'était présenté,
annoncés, comme ils l'avaient été jus- et qu'il convenait à l'aïeul, mai.s que
qu'à présent au déliut de chacune d'el- le père ne le goûtait pas également, les. Cette dernière est une prière d'K- ^ Pasquier affectionne ce terme : d'o-
tienne à Nicolas en faveur de l'une de rigine picarde ( pleuvir une fille c'était
.ses filles, pour qu'il veuille bien ne pas lu fiancer : v. Nicot) ; il signifiait pro-
la marier en province, contre son in- mettre, garantir ; déjà il était vieux
clination. L'auteur des iîecAert/ie.') avait et rare à la fin dn seizième siècle, quatre-vingt-cinq ans lorsqu'il écri- 'Ces mots peuvent donner à pen.ser
vait cette lettre, si affectueuse et si que Pasquier eut une fille, outre ses
pleine de délicatesse, comme l'a remar- cinq fils: mais cette supposition n'est
que M. rtupin dans r£/o(?e de yas</«îe)-, confirmée par aucun autre détail. Il
p. 56. C'est un touchant spectacle, a résulterait, en tout cas, de la phrase
dit aussi .M. de Uarante, lUor/raphie suivante qu'il ne dut pas s'occuper de
univ., t. XXXIII, p. 91, que celui d'un son établissement: « Vrai, dit-il (Lett.,
vieillard si chargé d'années compatis- X.XII, 11), que je n'eus jamais fille à
santaux chagrins d'une jeune personne marier.» Peut-être avait-elle emlirassè
(|ui craint de se voir exiler des habi- la vie religieuse, comme cela était
tildes d'une société choisie, et récla- d'ailleurs assez ordinaire dans les
niant l'iiidiilgciice pour ces goiits d'un taniilirs iioinlueiises.
né avec elle, qui lui fait perpcliielle compagnie. Je suis spectateur de ses dépoitenieiits ', comme sou aïeul; et combien qu'elle ne me communique ses pensées, toutefois je lis au travers de son cœur. Il y a sept ans passés que l'avez habituée en celte ville , chez moi : aimée et honorée de tout notre voisnié ^ et de toutes les damoiselles qui me font cet honneur de ine visiter ; maintenant, selon son âge, recherchée en mariage de plusieurs honnêtes gentilshommes. Ne doutez que pendant ce temps elle n'ait, avec l'air de Paris, imprimé une volonté de ne s'en éloigner. Toutefois j'apprends par vos lettres que la voulez retirer et confiner en votre pays d'Angoumois. Elle m'a déclaré , en pleurant , ne vouloir que ce que voulez : paroles bienséantes en sa bouche ; mais les larmes que j'ai vues en ses yeux me témoignent que si le faites, vous exercerez sur elle , non une puissance paternelle , ains seigneurie absolue, singulièrement eu égard que n'avez aujourd'hui, de delà^, aucun parti eu main : tellement que la logerez cependant sur une table d'attente. Et y a grand danger qu'il ne se trouve en vous avéré ce vieux proverbe : tel refuse qui après muse. Vous me mandez qu'une fille ne perd rien pour attendre , vivant avec un chaste honneur, entremêlé d'une sage et altrempée modestie. Beau discours, certes, sur du papier : mais, quant à moi, je suis d'avis, qu'ores que cela soit en elle, néanmoins tout ainsi que les grains non recueillis en leurs saisons se pourrissent sur la terre au lieu de fructifier, aussi la vierge se ternit d'elle-même, si, le temps de son mariage venu (que j'estime de vingt ans), un mari ne cueille en elle le fruit de sa virginité; et à peu dire, plus elle s'avance d'âge, plus elle va au rabais : tellement que, si j'ai quelque sentiment , l'histoire du mariage par vous projeté git plus en l'imagination qu'en l'effet.
Pour nourrir (dites- vous ) une amitié mutuelle en mes enfants , et parce que les autres seront mariés au pays d'Angoumois, vous désirez pareillement y marier cette-ci : en somme, c'est souhaiter, non que vos enfants mènent une vie monastique dedans un cloître , ains dedans une province. Il va de nos enfants tout ainsi que de nos livres, lesquels nous estimons grandement honorés quand ils
' J'étudie sa conduite, j'observe ses ilroit : V Interprétation des Insiitutes le
penchants... présente assez fréquemment. On a tu
■^ Autre archaïsme : Nicot ne donne que Pasquier, en sa qualité d'homme
pas ce terme , jnais seulement celui de du palais, était demeuré volontiers
votsiiiat/e.C'est que ce mot ne subsistait fidèle aux vieilles locutions,
plus guère alors que dans la langue du ^ Oans le pays où vous êtes...
ont vogue en plusieurs pays : ainsi est-il de nos enfants; et nommément , les uns approchant la cour des rois , et les autres plus éloignés' : autrement, nous en formons des casaniers*. Somme, nous devons aimer chacun de nos enfants pour l'avoir •* de lui principalement, non de nous. Je ne vous représenterai autre exemple que de vous seul : quand je vous lis pourvoir de l'état de lieutenant général de Cognac, duquel le bon roi Henri troisième me gratifia, je vous éloignais de la ])résence de quatre frères qu'aviez lors; toutefois, pour la commodité de vous et de vos affaires, qui sont depuis, grâces à Dieu, heureusement réussies, je ne doutai de suivre ce conseil. Pourquoi donc douterez-vous maintenant de pratiquer le semblable envers votre tille, la pouvant accommoder de deçà' sans aucunement vous incommoder' Que si je voyais aujourd'hui un parti sortable, en votre pa'ys, dont fussiez assuré, je changerais peut-être de ton : mais n'y en ayant, je vous prie ne quitter le certain présent, pour un futur incertain ; car, quant à ce que m'écrivez, que ce certain par moi proposé dépend d'un vent de cour, d'un changement de visage , et de la miséricorde d'une mort, qui embleront ^ sans ressource quatre mille livres de rente, tournez le feuillet : si tout cela n'advient point , votre fille ne sera-elle fort bien pourvue ; attendu mêmement qu'il y a au gentilhomme dont on vous a parlé prou de fonds ^ pour assurer les conventions matrimoniales ' d'une femme ? Pour fin et conclusion de cette lettre , prenez garde que pendant que refusez celui qui vous recherche, et recherchez ceux qui ne pensent h vous**, ne tombiez en l'inconvénient du vers porté dans Martial :
Duin qui sis dubitas , jam potes esse niliil ■'. Quant au surplus de votre lettre '", par lequel , comme bon fils ,
' Et surtout lorsque les uns appro- •'' Les éditions précédentes portent
client de la cour, et les autres en de- sembleront: ce qui n'offre pas de sens,
meurent plus éloignés. La correction que je donne est d'ailleurs
'■' Casanier, homme qui n'ose s'éloi- autorisée par la lettre de Nicolas Pus-
K"er de sa demeure, par suite, timide; quier ci-après mentionnée, où cette
tel est le sens que Henri Etienne donne phrase est reproduite,
à ce mot , préface de la Conformité du '' Assez de fortune...
langage français avec le grec : « Plu- ' Autrement dit: le douaire...
atpuvs casaniers , qui se seront tenus ^ Ceux qui pensent à i^ous, iit-on sea-
le plus loin des coups qu'ils auront pu, lenient dans le texte de Pasquier : la né-
auront bien à leur aise acquis la repu- gation, manifestement omise, m'a paru
tation d'avoir été les plus vaillants. » devoir être suppléée.
^ Pour le boulieur... Peut-être fau- ■'* Epigr., il, 64, 10. On lit dan.s
drait-il lire : pour l'awiOHr.'' M.nrfial :
* (Ici même), là où nous sommes ; en 1''"" ï""' sis
d'autres termes, loin du lieu où vous '" C'est la 19^ du liv. l"^' des l.ellrps
êtes.,.. de Nicolas Pasquier.
avez voulu faire une belle et ample aualouiie de la vie de voire père, de quelque façon qu'entriez en ce jeu , vous n'en serez cru : car si comme juge, vous êtes récusable ; si comme témoin , reprochable '. Adieu. De Paris, ce premier jour de septembre 1G13 -.
' C'est-à-dire non recevable : reprO' bouché la sulitilité de sou esprit , que
cher un témoin, c'était contredire, ou, la mort n'était point avancée dans ses
simplement, ne pas admettre sa dépo- membres ». Kicolas pouvait lui dire,
sition. ainsi que Stace à sou père :
' On voit par ce dernier morceau
d'Etienne Pasquier que, suivant les ex- l^iatia <iux ilicti» I animo quam nuMa se-
pressious employées par son fils dans ^^^ ^^ -^ tab "senîh "
la lettre citée, «son grand âge de qua- ExitusinsiantipV.Tîmisit membiasepulcro.
tre-vingt-cinq ans n'avait en rien re- Silvts , V, 3, v. 249,25» et 259.